Muriel
Diaporama Portraits de femmes Que deviennent-elles (ils) ?

Parcours au fil du temps : Muriel

Muriel

Muriel avait témoigné début 2016 autour de la conciliation vie privée / vie pro. Elle était alors infirmière libérale après avoir travaillé 13 ans à l’hôpital, mariée et mère de 4 enfants, âgés de 12 à 22 ans. Voici de ses nouvelles ! Merci à elle.

Depuis ton dernier témoignage, comment a évolué ta situation professionnelle et personnelle ?

Côté perso, mes 4 enfants sont maintenant grands, de 17 à 27 ans, et vont tous bien. 2 sont de jeunes actifs, 1 fait une année de césure (école de commerce) et 1 commence ses études supérieures. Je crois que je peux dire que j’ai mon diplôme de parent 😉

Sinon, je me suis séparée de mon mari fin 2018 et le divorce devrait être bientôt prononcé. Ce fut un délitement progressif et cette séparation était une étape qui m’était nécessaire. J’ai fêté mes 51 ans il y a 1 mois et je me sens une femme épanouie !

Côté pro, j’avais décidé d’arrêter d’être infirmière libérale en 2019. Finalement, je l’ai fait beaucoup plus tôt, en septembre 2016. Le déclic : un petit souci de santé et surtout un sentiment de lassitude. J’ai alors pris un peu de temps pour moi pour savoir ce que je souhaitais faire. Finalement, en janvier 2017, l’association SOS Habitat pour laquelle j’avais fait des remplacements, m’a proposé un poste d’infirmière pour l’un de ces centres d’hébergement et de réinsertion sociale à Paris. J’ai occupé ce poste pendant 3 ans, puis j’ai eu une promotion il y a un an pour devenir infirmière coordinatrice de 5 centres. Cela m’offre une plus grande autonomie et la possibilité d’initier des projets transverses. Ces 5 centres représentent 750 adultes et enfants. Ils accueillent tous les cas de figure : jeunes femmes, personnes touchées par des addictions, couples de plus de 50 ans sans enfants, etc. J’ai découvert une réalité sociale parisienne compliquée et je suis bluffée par certains parcours. Je ne fais plus de soin à proprement parlé mais j’aide ces personnes fragilisées, qui ont souvent connu la rue ou ont eu un parcours migratoire difficile, à trouver un médecin traitant, à renouer avec des parcours de soin. Je travaille avec des travailleurs sociaux, des éducateurs jeunes enfants, une équipe technique, etc. Je me forme régulièrement aussi, par exemple à la coordination de projets. Avec ce poste, j’ai le temps de m’occuper des personnes, je suis une présence sans jugement, sans a priori, mon rôle est de les aider à passer un cap. Je ne cours plus après l’acte, comme c’était le cas comme infirmière libérale ! Cela me convient, c’est le parfait mix entre le côté humanitaire le social, que je recherchais. Et je vois les résultats des actions que je mène. J’ai l’impression d’avoir une 2ème partie de carrière dynamique où je peux pleinement utiliser mes savoirs.

Avec le recul, ferais-tu certaines choses différemment ? As-tu des « conseils » à donner à de jeunes femmes ?

Je n’aime pas avoir des regrets. Et je pense que je ne serais pas là aujourd’hui si je n’étais pas passée par l’hôpital puis comme infirmière libérale. Côté perso, je ne peux qu’admettre que le passage au libéral a cassé mon couple. La nouvelle organisation familiale qui en a découlé et le stress ont mis en lumière nos mésententes et notre éloignement. Nous n’étions plus investi dans notre couple.

Si j’avais un conseil par rapport à la vie de couple, ce serait celui-ci : laisser la place à votre conjoint et l’associer pour toutes les décisions. Même s’il ne fait pas comme vous, il le fait bien quand même. Et les enfants s’adaptent. Il faut arrêter avec l’imaginaire de femmes parfaites et ne pas s’attacher à des choses finalement inutiles.

Concernant les enfants, consacrer du temps à chacun d’entre eux. Ne pas seulement s’en occuper en tant que fratrie, mais veiller à la personnalité, à l’individualité de chacun.

Et sinon, prendre du temps pour soi, ne jamais s’oublier même quand les enfants sont petits.

As-tu des projets à court et moyen terme ?

J’ai toujours des envies de découvertes, d’expositions, de loisirs, de voyages, seule ou accompagnée. Lorsque mes enfants sont disponibles, je prends plaisir à voyager avec l’un ou plusieurs d’entre eux. Mais j’ai arrêté de me mettre une pression inutile sur les horaires, les activités à faire ou à ne pas faire. L’idée est de passer du bon temps avec eux.

Côté pro, j’ai plusieurs projets professionnels en cours et en 2022, j’ai prévu de suivre un master d’intervention sociale.

Vous pouvez suivre Muriel sur Instagram et retrouver l’ensemble des témoignages dans la rubrique Parcours au fil du temps.

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