Que deviennent-elles (ils) ?

Parcours au fil du temps : Amélie

amelieLe premier témoignage d’Amélie date de février 2009. Cette styliste avait créé en 2007, Bonjour Bonsoir, une marque de pyjamas pour enfants (NDRL : ravissants et de très bonne qualité). Elle avait également ouvert dans un second temps une boutique à la Baule. En mars 2012, elle était venue donner de ses nouvelles. Elle venait d’avoir son 3ème enfant, avait vendu sa boutique car elle était trop onéreuse et réfléchissait à une nouvelle stratégie commerciale. En décembre 2012, Amélie décidait de se recentrer sur la vente en ligne. Fini les boutiques en propre et les revendeurs. Et en février 2015 ?

Voici des nouvelles toutes récentes, obtenues suite à un échange téléphonique avec Amélie.

« Je vis toujours à la Baule, avec mon mari et mes 3 enfants (13 ans, 11 ans et 3 ans). Nous avons déménagé en 2014 dans une nouvelle maison en location, très agréable et très bien située. Côté professionnel, j’ai complètement changé d’offre. J’ai arrêté les pyjamas car l’envie n’était plus là et financièrement c’était difficile de s’en sortir car les marges sont très faibles si on ne veut pas vendre ses pyjamas 100 euros pièce. Maintenant, je fabrique différents accessoires en tissus (étuis et pochettes pour ipod, iphone, barrettes, coudières, trousse de toilette, etc.). Ma nouvelle marque commerciale s’appelle Les Yuppees. Depuis deux ans, je vends mes produits sur le marché central de la Baule. C’est un marché vraiment intéressant et pour un prix bien moindre qu’une boutique en dur. En revanche, il est difficile d’y avoir une place. Pendant les premières années, cela fonctionne par tirage au sort. C’est l’été surtout qu’il est difficile d’obtenir une place. Il faut arriver très tôt le matin (entre 6h et 7 heures), prendre un jeton et espérer que son numéro corresponde à l’un des numéros tirés au sort. Le reste de l’année, c’est plus facile d’avoir une place. Au bout de trois ans, vous pouvez demander un abonnement, mais beaucoup de critères entrent en compte et vous n’avez aucune certitude.

L’été 2013, je débutais et je n’ai pris qu’un mètre de linéaire. En 2014, j’avais bien développé mes produits et j’ai pris trois mètres de linéaire. Cela marche bien, les gens sont contents et peuvent personnaliser mes produits à la demande. Les marges sont plus intéressantes que lorsque je faisais des vêtements de nuit. Lorsque je ne vends pas, je produis car il me faut sans cesse renouveler et agrandir mon stock.

Je vends aussi un peu sur Little Market, mais je sais qu’il faut que j’y passe plus de temps et propose plus de produits.

Financièrement, j’arrive à gagner un salaire. Mais j’ai encore quelques dettes à solder de l’époque de la boutique. Dans quelques mois, cela devrait aller mieux.

J’ai eu la chance d’être accompagnée et soutenue par le Centre d’Initiatives Locales de Saint-Nazaire et par l’ADIE qui m’a consenti au début un micro-prêt grâce auquel j’ai pu acheter de la matière première. J’ai été suivie par une personne dédiée. Cela m’a bien redonné confiance en moi. Avec le recul, je réalise qu’avec la boutique, j’ai fait trop de dépenses, trop de salons. J’aurais dû faire différemment.

En terme de conciliation entre vie pro et vie personnelle/familiale, je suis plutôt satisfaite. En terme de qualité de vie, c’est vraiment bien. Nous sommes à 300 mètres du marché et de la plage et les écoles ne sont pas loin (mon petit dernier vient d’y entrer en janvier, pour le moment, il n’y va que le matin). Lorsque je fais les marchés, je me débrouille pour le faire garder. Il y a la cantine, ou alors je demande à ma mère ou une amie de me dépanner. L’été, je ferai appel aux centres de loisirs ou à mes plus grands ou à ma famille. Mes deux grands sont autonomes.

D’ici 2 ou 3 ans, j’espère avoir mon abonnement sur le marché de la Baule, développer encore davantage mon chiffre d’affaires, être plus présente sur Little Market et pourquoi ouvrir mon propre site internet ».

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