Que deviennent-elles (ils) ?

Que deviennent-elles ? (3ème partie)

Je poursuis ma série de billets « Que deviennent-elles (ils) ?« . Aujourd’hui, c’est au tour de Sandrine et de Sylviane de donner de leurs nouvelles. Amélie se joindra aux témoignages suivants en raison d’un petit retard de ma part 🙂

portraitsandrine.jpgSandrine, 35 ans, 3 enfants, était en pleine réflexion professionnelle lors de son premier témoignage en mai 2009.

Depuis votre interview/témoignage sur En aparté, votre situation personnelle et professionnelle a-t-elle évolué ?

Oui, lors de mon témoignage, en mai 2009, j’étais en pleine procédure de licenciement et surtout en pleine interrogation concernant mon avenir. Est-ce que j’allais oui ou non rester dans la même voie (marketing médical), j’avais envie de partir vers le professorat.

Je me suis laissée un peu de temps supplémentaire pour réfléchir et j’ai trouvé pendant un an un emploi local dans une administration très proche de la maison. Cela m’a conforté dans mon choix de rester plus près de ma famille, pour des raisons pratiques (mon mari travaille loin et part quelquefois en déplacement) et je me sens mieux proche de mes enfants, pour leurs activités, le suivi scolaire, plus attentive. J’ai 3 enfants et j’ai envie qu’ils grandissent bien. Cette année je travaille pour l’éducation nationale, je suis AVS (auxiliaire de vie scolaire), j’aide les enfants handicapés dans leur vie scolaire.

 

Votre équilibre vie personnelle / vie professionnelle a-t-il été modifié ? En bien ou en moins bien ? 

Depuis mai 2009, ma vie professionnelle a été bien modifiée. Je ne travaille plus au même rythme (je suis à mi-temps) mais pas non plus pour le même salaire (plus du tout pour le même salaire !). Les gens ne vous regardent pas de la même façon lorsque vous leur dites que vous travaillez pour un grand groupe en tant que chef de produit que lorsque vous leur dites que vous êtes vacataire de l’éducation nationale. C’est beaucoup moins clinquant. Mais je ne vois plus les mêmes gens non plus. Certains de mes anciens collègues n’ont pas compris mon choix, d’autres oui. Certains vous jugent, d’autres (des femmes surtout) vous disent que vous avez de la chance de pouvoir choisir une nouvelle voie, en sacrifiant l’aspect financier. J’ai travaillé dans une grosse structure où la reconnaissance n’était pas souvent d’actualité pourtant c’est quelque chose dont on a tous besoin dans un emploi, alors le fait que d’anciens collègues jugent mes choix m’a troublée au début, maintenant j’ai atteint un équilibre vie perso/ vie pro satisfaisant. Je suis heureuse de l’aide que je peux apporter aux enfants dans mon travail, leur progrès, leur bien-être vaut toutes les reconnaissances. Cela me rassure aussi dans mon choix de partir vers le professorat.

Je vous rassure, je ne suis pas utopiste non plus, je ne vis pas que de sourires et d’eau fraîche et je ne suis pas d’accord avec le côté précaire de certains emplois (comme celui des AVS).

Et dans 1 ou 2 an, comment vous voyez-vous ? quel équilibre aimeriez-vous bien atteindre ?

Je souhaiterai poursuivre dans la même voie et passer le concours pour être instit’. C’est souvent un rêve de petite fille, pas pour moi. C’est un changement de cap. Je serai heureuse de pouvoir faire un autre métier. J’ai aimé travailler dans le diagnostic médical avec des grandes personnes, je serai ravie d’enseigner à des enfants. C’est une chance de pouvoir faire autre chose.

 

Sylviane anime un blog consacré aux risques psycho-sociaux. J’avais eu l’occasion de l’interviewer sur son parcours en janvier 2009.

 

En aparté, votre situation personnelle et professionnelle a-t-elle évolué ?

Oui elle a évolué bien entendu… Aujourd’hui je suis « moi » ! Difficile à dire et à comprendre peut-être mais j’ai atteint l’équilibre que je recherchais… Ma situation étant équilibrée et épanouissante sur ces deux plans. Je travaille toujours dans la fonction publique hospitalière où je concilie des tâches variées alliant responsabilité et autonomie. Je concrétise actuellement un projet qui me tenait à coeur : la prévention sur les RPS (lire « risques psychosociaux ») et particulièrement concernant le harcèlement moral au travail… (voir par ici). Le tout en étant auprès des miens. Je pense qu’il s’agit d’un bon résumé de la définition « bien-être » non ? (rires).

Votre équilibre vie personnelle / vie professionnelle a-t-il été modifié ? En bien ou en moins bien ?

En bien. Je suis quelqu’un de résolument optimiste. J’avance. Avec des hauts et des bas, mais j’avance, tout en maintenant mon équilibre et celui de mes proches (collègues ou famille), sans jamais me départir de mon sourire et de ma bonne humeur. La positivité est mon adage. C’est ma façon d’être, je la cultive et la partage en étant heureuse de cet équilibre tout en ayant conscience que tout est précaire et qu’il faut profiter de chaque parcelle de bien-être et de bonheur que ce soit au travail ou dans la vie privée.

 

Et dans 1 ou 2 an, comment vous voyez-vous ? quel équilibre aimeriez-vous bien atteindre ?

J’aimerais pouvoir finaliser ce projet qui me tient à coeur depuis notre dernière interview : m’engager encore plus avant comme consultante dans la prévention et la gestion des risques psychosociaux au travail. Avoir des missions de conseil, voire pourquoi pas de coaching, afin de faire retrouver aux salariés le pouvoir d’agir et de prévenir ensemble un véritable fléau. Le tout en maintenant cet équilibre auprès de ceux qui m’entourent pour le bien-être et le bonheur de tous…

Merci à toutes les deux ! Et si vous ne m’avez pas encore envoyé vos réponses, il est encore temps 


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