FC lightC’est au tour de Florence de donner de ses nouvelles dans le cadre de la rubrique Au fil du temps. Florence est biographe, écrivain public et auteur. Elle avait témoigné la première fois en 2010 autour de ces nouveaux métiers qui étaient les siens depuis un an, après avoir été analyste-programmeur. En janvier 2013, elle était toujours écrivain public, ses prestations avaient un peu évolué et ses enfants avaient grandi (l’un étudiant, l’autre pensionnaire). En 2015, elle était fière de nous annoncer la parution des deux premiers tomes d’une trilogie en version numérique. Voici des nouvelles toute fraîches !

 

Comment a évolué votre situation pro et personnelle ?
Côté professionnel, je suis sur le même équilibre entre travaux de biographie, correction de manuscrits et rédaction de livres personnels. J’ai publié en numérique le troisième tome du Chat du jeu de quilles, puis une intégrale regroupant les trois tomes, et je me suis attaquée à une autre trilogie. Pas dans le genre policier cette fois : il s’agit d’une saga familiale sur trois générations, des années soixante à nos jours, dans laquelle je me focalise sur l’évolution des droits et de la situation des femmes dans la société française. J’ai déjà publié Le Frisson de la liberté (qui se passe en 1967-68) et Le Poids de la colère (qui se passe en 1986-87). Le dernier tome, Le Choc de la haine, vient d’être publié. J’ai donc réussi à tenir le rythme prévu de deux publications par an !
En cerise sur le gâteau, j’ai eu le mois dernier la publication en papier du premier tome du Chat du jeu de quilles, grâce à Terra Nova, qui m’a contactée au printemps 2016 pour me proposer de le diffuser en librairie.
Sur le plan personnel, j’ai vécu une espèce de retour en arrière pas évidente à supporter tous les jours. Ma fille ayant commencé ses études dans le design graphique, mon mari et moi nous sommes retrouvés seuls à la maison. Une nouvelle vie de jeune couple à laquelle nous nous étions très bien adaptés mais qui a pris fin l’été dernier quand mon fils est revenu s’installer à la maison après avoir abandonné un cursus qu’il ne supportait plus (il était en quatrième année de médecine). Nous sommes actuellement trois à temps plein à la maison et ce n’est pas toujours facile.

 

Cela a-t-il modifié votre équilibre ? En mieux, en moins bien ?
Oh que oui ! En moins bien, évidemment. Mon fils avait pris l’habitude d’une vie indépendante, en ville. Mon mari et moi étions très bien à deux, dans notre petit village, avec nos activités indépendantes. Se retrouver à trois adultes (mon fils a 22 ans) impose d’inventer un nouvel équilibre. Ce qui complique encore la chose, c’est le fait que mon fils se retrouve complètement démuni face à son avenir. Les études de médecine n’offrent aucune équivalence ; elles sont donc difficiles à quitter. Il y a pourtant un étudiant sur quatre qui s’y résout, tellement ce cursus est destructeur. 30 % des étudiants en médecine souffrent de dépression. Mon fils faisait partie de ceux-là et je pense qu’il a bien fait de quitter cet univers. Il remonte la pente doucement, mais n’a pas de projet d’avenir pour le moment. C’est dur pour lui et pour nous.

 

Avez-vous des projets / des envies à court ou moyen terme ?
J’ai déjà évoqué la publication du dernier tome de ma nouvelle trilogie en juin. Une intégrale sortira sans doute en fin d’année. Et je travaille déjà sur les livres suivants. J’espère bien continuer à tenir le rythme de deux publications pas an !
Sinon, mon mari et moi avons toujours le projet de repartir en voyage au long cours. Initialement, nous pensions partir cette année. Le retour de notre fils a tout changé. Nous sommes malgré tout à la recherche du véhicule de nos rêves : un fourgon ou camion 4×4 aménagé pour voyager au bout du monde.
À très court terme, je vais passer deux jours au salon du livre de Paris pour rencontrer / retrouver tous les auteurs indépendants avec lesquels je suis en contact par Internet. Je sais que je vais en revenir pleine d’énergie :-)Et sinon, ça n’a rien à voir (quoique !) mais après avoir détesté cela pendant trente ans, je me suis mise à la course à pied en 2015. L’an dernier, j’ai couru mon premier 10 km et actuellement, je me prépare pour mon premier semi-marathon fin avril. C’est ma façon de célébrer l’arrivée de la cinquantaine ^^ (comme j’ai un peu tardé à mettre en ligne ce billet, Florence a depuis couru son semi-marathon en 2 h 10 min 50 sec, ce qui lui a bien donné envie de recommencer).
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