Autour du travail

Conscience professionnelle : une valeur en crise ?

Voilà un beau sujet de dissertation, non ?!

Il se trouve qu’à plusieurs reprises, récemment, j’ai entendu des managers ou chefs d’entreprise (hommes et femmes) constater avec regret (et souvent énervement) que leurs salariés avaient de moins en moins de conscience professionnelle. Pour rappel, la conscience professionnelle est le soin que l’on porte à son travail, à faire son métier. On peut la rapprocher de l’implication professionnelle.

Très concrètement, cela se traduit par la remise de documents bâclés, (souvent truffés de fautes d’orthographe d’ailleurs), une certaine nonchalance, une attention variable, une implication très relative, la nécessité de relancer plusieurs fois avant que le travail soit effectué, une prise d’initiative de plus en plus limitée, etc. Ces comportements ne remettant pas en question le côté sympathique de ces personnes, en dehors du travail…

Ces personnes constatent une moindre conscience professionnelle tant vis-à-vis de soi-même que vis-à-vis du manager, de la hiérarchie.

L’attachement au « travail bien fait » serait en train de diminuer à grande vitesse.  

Parmi les explications généralement données, l’effet générationnel arrive en premier, suivi de « l’effet 35 heures ».

 Alors phénomène réel ou discours de grincheux ? Ces personnes seraient-elles devenues de « vieux schnoks » ? (ce sont elles-mêmes qui m’ont suggéré cette explication !).

On peut également analyser la situation sous un autre angle. Et se demander si parfois ce ne sont pas les conditions de travail qui feraient que la conscience professionnelle aurait tendance à s’amoindrir.

Faute d’autonomie, de moyens, de reconnaissance, les gens perdent l’envie de bien faire. Ou de faire tout court.

A cause d’un manager incompétent ou défaillant, d’une organisation du travail imparfaite ou décourageante, d’objectifs inatteignables ou contraires à ses propres valeurs, on baisse les bras, on arrête de prendre des initiatives, on décide de faire le strict minimum.

Cette perte de conscience professionnelle, cette moindre implication, voire ce désengagement serait alors le signe d’une perte de confiance dans l’entreprise, ou vis-à-vis de son supérieur ?

Cela me fait penser au livre de William Réjeault que je viens de lire, « Maman, est-ce que ta chambre te plait ? » (que je vous recommande d’ailleurs). Infirmier pendant 13 ans, notamment en maisons de retraite, William Réjeault explique qu’il lui était impossible (à lui et à ses confrères) de bien faire son travail, par manque d’effectifs, de moyens, de formation. Sa conscience professionnelle en a terriblement souffert. Au point qu’il a préféré démissionner que de continuer à travailler dans ces conditions, avec le sentiment de mal faire, de ne pas assez faire, de ne pas pouvoir faire selon ses valeurs. (son livre est par ailleurs un témoignage poignant sur la vieillesse et la façon dont sont parfois traitées les personnes âgées en France).

Alors la conscience professionnelle, une valeur en crise ? Ou des conditions de travail qui mettent à mal la conscience professionnelle ? Vaste débat….

Sans doute entre les deux…

Ou peut-être que les deux explications peuvent co-exister…

Qu’en pensez-vous ?

Billet en rapport

 Le sentiment du travail bien fait 

 

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21 thoughts on “Conscience professionnelle : une valeur en crise ?

  1. @ CVMalin : je pense effectivement que le degré d’implication dépend de la reconnaissance que l’on reçoit (ou de la considération pour reprendre ton
    terme).

    Cependant on peut aussi se demander si la conscience professionnelle ne dépend-elle pas non plus de la considération que l’on a de son travail et de ce que
    l’on estime être du travail bien fait ?

    Vaste sujet, j’en conviens….

      

  2. Personnellement, apres 1 an a ruiner ma sante au travail, toutes les semaines en deplacement a travailler comme une acharnee alors que j’etais enceinte, mon manager m’a dit qu’il n’etait pas
    content de moi (alors que le client lui l’etait) et que comme j’etais enceinte, j’avais forcement une augmenation plus faible que celle de mes collegues (forecement!?). Bizarement en revenant de
    mon conge maternite, je n’avais plus vraiment envie de m’impliquer comme une forcenee dans mon travail mais je continuais de m’appliquer pour que le client soit content. Mais fini les heures sup
    et les deplacements pour avoir des cacahuetes en retour.

    Maintenant j’ai change de travail et je me re-implique fortement dans mon entreprise. Jusqu’a la prochaine deception?

    Je precise que je travaille depuis 6 ans et que cette mauvaise experience est due a des managers de SSII qui gerent leurs equipes comme un boucher son stock de viande.

      

  3. Je pense que implication et conscience professionnelle sont à la fois intrinsèque à chaque personne (pour caricaturer – soit j’aime mon travail et je veux bien le faire ou c’est de l’alimentaire
    et je fais juste le strict nécessaire) mais aussi liés à la reconnaissance que l’entreprise montre à ses salariés. On devrait pouvoir se positionner dans un cercle vertueux : je fais preuve
    d’implication et de conscience professionnelle (en gros je me fond dans le moule que l’entreprise souhaite) donc l’entreprise me montre sa reconnaissance donc j’ai envie de continuer…

    Par contre, je ne crois pas que l’on puisse mesurer la conscience professionnelle à travers l’orthographe ou la qualité des documents produits. De même, en france, on juge beaucoup de
    l’implication d’un salarié par son temps de présence ou de « visibilité » au bureau. Le respect des délais et la pertinence des réponses par rapport aux exigences exprimées sur un poste devraient
    primer.

     

      

  4. @ Nanouak : ton témoignage tend à confirmer que la conscience professionnelle s’use face à la non reconnaissance de son manager. Exactement comme le montre
    William Réjeault dans son livre. Même les personnes les plus engagées et les plus impliquées finissent par se démobiliser face à une organisation du travail démotivante et à un retour
    inexistant, ou du moins insuffisant, sur les efforts fournis. ça, j’en suis persuadée.

    @ Cécile : merci également pour ton  point de vue. Je suis tout à fait d’accord avec toi pour dire que la conscience professionnelle est le
    résultat de deux composantes (intrinsèque et extérieure). Cependant, au sein d’une même structure (donc a priori conditions de travail similaires), il n’est pas rare de constater que
    l’implication peut être très différente d’une personne à l’autre. Parmi les personnes qui m’ont évoqué cette crise d’implication, il y avait clairement le sentiment que certaines personnes
    n’avaient pas la volonté de bien faire, mais juste de faire au plus vite, au plus court, et donc malheureusement parfois pas au mieux ! Alors est-ce à cause d’une erreur d’orientation, d’une
    vision très alimentaire du travail ou d’une baisse de l’exigence vis à vis de soi-même et de son travail ? Je ne sais pas…

    Concernant l’orthographe, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Certes, il existe des personnes brillantes qui font des fautes, sans que cela remette
    en cause la qualité de leur travail mais il existe aussi, selon moi, des personnes qui ne font même pas l’effort de se relire. Je ne dis pas que toutes les fautes disparaîtraient mais au moins
    certaines. Personnellement, j’ai déjà reçu de nombreuses lettres de candidatures de personnes souhaitant être journalistes remplies de fautes. Pour moi, cela pose un vrai problème ! Il me
    semble qu’une relecture attentive aurait permis de limiter le nombre de fautes (je ne demande pas le « zéro faute » – moi-même il m’arrive d’en faire, j’en suis parfaitement consciente). J’aurais
    apprécié de leur part un petit effort qui m’aurait prouvé qu’un certain soin avait été apporté à la rédaction et à la présentation. Dans le cadre professionnel, il m’est également arrivé
    d’avoir le sentiment que la personne se « reposait » un peu trop sur moi, se disant « que puisque de toute façon j’allais relire son article, pas la peine de trop se fatiguer à se
    relire… ».

    Certes la pertinence des réponses et le respect des délais sont des critères essentiels. Mais pour moi, la qualité des documents rendus est également un
    signe du respect que l’on a vis-à-vis de soi-même et de la personne à laquelle on destine ce dossier.

    Quant au temps de présence, 100% d’accord avec toi pour dire qu’il n’est pas toujours très utile ni très juste ! Et surtout il est très
    discriminant pour les femmes…

      

  5. Avoir envie de s’impliquer dans son boulot, c’est vouloir travailler pour soi et faire de son mieux sans attendre ni reconnaissance, ni progrès dans les mentalités de ce qui décident…
    C’est drôle, mon billet a quelques correspondances avec le tien…

      

  6. @ Alexandra : là, tu évoques la situation idéale ! Lutter pour que sa
    conscience professionnelle ne se laisse entamer par les conditions de travail, le management, etc. Pas toujours facile…Là où je te rejoins bien, c’est lorsque tu écris que l’implication, c’est
    « vouloir travailler pour soi et faire de son mieux ». Cette exigence vis-à-vis de soi-même est  importante…

      

  7. Cela me fait penser à mes élèves, qui font vite, vite pour être débarrassé du travail et ne visent qu’une note potable, et n’envisage en aucun cas de faire de leur mieux.

    En tant qu’enseignante, je travaille beaucoup pour rendre mes cours intéressants, ludiques, vivants et que sais-je, je passe des heures à chercher des documents video et autres susceptibles
    d’enrichir mon cours, puis je les adapte.

    Mon inspectrice ne m’a dit que des choses négatives lors de mon unique inspection en 15 ans de carrière dans l’EN. Même si j’ai un très bon retour des élèves et des parents, mon implication a
    fortement diminué, j’ai mis plusieurs mois à me reprendre et à recommencer mes recherches; la reconnaissance professionnelle, les encouragements sont à mon avis nécessaires pour renforcer l’envie
    de faire de son mieux et ce dans tous les domaines. Aux Etats-Unis, les gens sont tellement plus positifs, j’ai aussi l’impression qu’en France, une certaine culture de l »émulation par
    l’humiliation » demeure, mais cela ne marche pas du tout!

      

  8. Beaucoup de points de vue sociétaux ont radicalement changés en peu de temps : il est étonnant de se rendre compte que la contraception orale n’a été autorisée qu’en 1967, qu’en 1964 une
    speakerine a été virée de la télé pour avoir montré ses genoux.. En moins de 50 ans les lycées sont devenus mixtes,  les catholiques ont abandonné la pratique religieuse, le divorce s’est
    banalisé. Je trouve qu’il est donc paradoxal de constater que les idées autour du travail sont elles encore très proches de celles du XIXe siècle avec notamment l’attribution de valeurs « morales »
    au travail. Au delà des difficultés financières bien réelles que peuvent connaître des étudiants, des chômeurs, des retraitées on a toujours l’impression que le fait de ne pas travailler est
    problématique en soi : la femme au foyer, l’étudiant « attardé », le chômeur, le préretraité sont au mieux victimisés, au pire suspects. Pour ceux qui ont un travail, il paraît indispensable d’être
    passionné, dynamique, efficace, de s’investir à fond, d’y passer un maximum de temps (si ce n’est sur place, il est de bon goût de rapporter ses dossiers à la maison).

    Cette façon de voir les choses commence peut être à être en décalage avec certains faits (désindustrialisation de La France, montée du chômage) et il est possible qu’on soit  au début d’une
    évolution significative  ? Outre le manque de « conscience professionnelle » déploré dans cet article, je remarque aussi l’apparition de « petits boulots » surprenants (souvent à temps partiel
    et peu rémunérateurs) qui paraissent relever davantage du hobby (« reflexologue naturopathe », petits commerces de vêtements pour bébé ou bijoux divers,…). (Ce n’est pas du tout une critique,
    c’est très bien que les gens soient contents ainsi )

      

  9. @ Cathy : je crois qu’à ta place aussi que je l’aurai mal pris ! Et que cela aurait un peu calmer mes ardeurs…Heureusement, que la reconnaissance de ton
    implication peut aussi venir de tes élèves et de leurs parents. Et elle doit être sacrèment plus gratifiante ! En tout cas, les profs qui m’ont marquée, faisaient tous des petits trucs en
    plus, alors essaye de ne pas baisser les bras ! Quant au problème des élèves qui  ont tendance à « bâcler » leurs devoirs, je crois que je connais un peu avec l’un de mes enfants…Même si
    tous les jours, nous essayons en tant que parent de lui apprendre l’exigence et l’effort. Vaste chantier….!

    @ Nathalie : je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur tous les points que tu abordes et je vais essayer de te dire pourquoi ! Le point sur lequel je
    suis d’accord avec toi c’est le constat que de plus en plus de personnes ne veulent plus s’investir démésurement dans leur vie professionnelle. Il y a clairement une volonté de plus en plus
    affichée de vouloir conserver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

    Je suis également d’accord pour dire que cette injonction (travailler est forcément épanouissant, il faut le faire avec passion) est un peu utopique.
    Cependant la conscience professionnelle, le fait de bien faire son travail, n’est pas synonyme selon moi de s’investir sans limite dans son travail. Aussi modeste que soit son travail, je
    pense qu’il est important d’avoir une certaine exigence.

    Je ne sais pas si c’est mettre une valeur morale dans le travail que de regretter que la volonté de bien faire s’amenuise….je trouve que cela est dommage
    tant vis à vis de soi-même que d’autrui. (même si comme je l’ai plusieurs fois précisé, je pense que les conditions de travail sont parfois responsables de cette démotivation et de l’usure de la
    conscience professionnelle).

    Il me semble que l’on peut respecter son travail sans pour autant y passer un maximum de temps. Personnellement, j’essaye d’être concentrée, efficace et
    professionnelle lorsque je travaille mais cela ne signifie pas pour autant que je place tout dans mon travail. Je ne sais pas si je suis claire !

    Et pour moi, lorsque je parle de travail, cela est à entendre au sens large, cela peut être un parent qui se consacre à ses enfants, une personne qui
    s’engage de façon bénévole, etc. (et pour avoir été déjà au chômage, je sais aussi que la recherche d’emploi peut être un travail quasiment à plein temps !).

      

  10. Gaëlle, mon propos ne visait pas tant les pratiques que les représentations et les discours autour du travail; par exemple on entend souvent l’exclamation « je suis une mère indigne », ce qui ne
    choque pas grand monde et au contraire bénéficie d’un capital de sympathie (cf le blog mamantravaille); jamais personne n’avoue, me semble t il, qu’il est un « salarié indigne », parce que ça
    passerait très mal et que la personne serait considérée comme nulle, incapable, fainéante, etc…

    Après, dans la pratique, la majorité des mères ne sont pas vraiment « indignes » et au pire trouvent le moyen de déléguer la prise en charge des enfants, de la même façon qu’une bonne partie des
    gens assurent finalement un minimum leur boulot.

    Ce qui change, c’est ce qu’on s’autorise à penser, à dire, et la façon dont sont considérés les cas « déviants ».

      

  11. @ Nathalie : concernant la « mode » de l’expression « mère indigne », moi, elle me déplait  ! J’avais d’ailleurs songé à écrire un billet sur
    ce sujet (j’ai vu que Nipette en a écrit un que je trouve assez proche de ce que je pense :
    http://nipette.over-blog.com/article-mais-pourquoi-tout-le-monde-veut-etre-une-mere-indigne-60764093.html ). Même si je suis également conscience que celles qui l’utilisent le font pour
    déculpabiliser les mères…N’empêche cela revient quand même à « cautionner » plus ou moins une moindre exigence et un certain lâcher prise des responsabilités parentales (qui sont lourdes,
    j’en conviens !). Qu’une mère se sente imparfaite, ait besoin de souffler, de temps pour elle, qu’elle ne s’occupe pas à 100% de ses enfants et ne fasse pas toujours le meilleur tout le temps, je
    le conçois plus que bien. En revanche, qu’elle se proclame fièrement mère indigne, cela me gêne quelque part…

    Ce que je trouve dommage c’est que l’on oublie un peu que le besoin d’exigence existe (que ce soit en tant que parent, en tant que travailleur, en tant
    qu’individu) et que faire le minimum n’est généralement pas suffisant (tant vis à vis de soi-même que d’autrui)….Que l’on s’autorise à refuser trop de pression, trop d’investissement (dangereux
    pour la santé et le moral) est important. Mais que l’on bascule dans l’autre sens ne me semble pas que une bonne chose.

    Et toi ? Qu’en penses-tu de ces nouveaux discours autour du travail ?
    Un grand merci en tout cas de poursuivre le débat, je trouve cela toujours très intéressant d’avoir des points de vue différents…

      

  12.   

    Je suis d’accord avec l’idée que la conscience professionnelle repose sur plusieurs critères qui, en règle générale, interfèrent entre eux. Tout à la fois
    individuels et/ou collectifs et/ou hiérarchiques mais parfois aussi environnementaux. Ceci étant, j’ai pu constater combien la taille d’une entreprise influence l’investissement personnel et, par
    là même, la conscience professionnelle de ses acteurs.

    Je travaillais dans une petite entreprise d’une centaine de personnes, réparties sur trois agences géographiquement proches. Nous nous connaissions tous pour nous
    rencontrer régulièrement. La perception de nos « responsabilités » se confondait dans une ambiance de partenariat, de polyvalence et de complémentarité. Lorsque notre entreprise a
    fusionné avec une autre, de taille équivalente, la crise de croissance qui s’en est suivie nous a confrontés à un sentiment de perte d’identité professionnelle tandis que, concrètement, notre
    équipe et notre environnement de travail n’avaient pas changé. La « rationalisation » étriquée de nos nouvelles compétences a très vite sapé notre énergie à nous investir pour notre
    « bébé ». En l’espace d’un an plusieurs d’entre nous ont choisi de démissionner. Alors, est-ce que « conscience professionnelle » ne rime pas avec « confiance
    professionnelle » ?

    Je rajouterais avoir un temps travailler à l’usine. Travail à la chaîne ingrat, dépersonnalisant (interdiction de parler, impossibilité de bouger, poses pipi
    « calibrées », 35 minutes de pose au total (15 + 20) pour 8 heures de travail, etc). rien qui donne la part belle à la conscience professionnelle. Or, les plus anciennes nous
    racontaient qu’avant les femmes chantaient dans les usines pour se donner la cadence. Pour la plupart d’entre elles, elles avaient plaisir à retrouver « les copines ». Comme les
    journées s’éternisaient, ça m’a donné l’idée d’initier l’envie chez mes collègues d’oser participer à des « jeux » en équipe où l’objectif consistait à rivaliser de vitesse et de
    précision (conscience professionnelle oblige…). Nous avons ainsi réussi à faire plusieurs groupes de sept et les heures filaient dans la bonne humeur. La Chef de ligne a bien essayé
    de m’en empêcher mais les cadences ont tellement augmenté (nous en étions arrivées à faire accélérer la vitesse de déroulement du tapis, faut l’ faire…) que la Direction,
    après nous avoir chronométré et félicité et… attribué une prime de rentabilité, lui a donné l’ordre de nous laisser faire. Alors, j’insiste, « conscience » – « confiance »
    ?

    A bientôt. 

    Chantal

      

  13. @ Merci Chantal pour ce témoignage et pour ce bel exemple de conscience professionnelle. Je pense aussi, pour l’avoir vécu, que lorsqu’il y a de la confiance
    et de la reconnaissance, la conscience professionnelle prend plaisir à s’épanouir et à se concrétiser. Cependant, je pense aussi que malgré des conditions de travail mauvaises et/ou une
    hiérarchie défaillante ou démotivante, il arrive que des personnes continuent à s’investir, font du « travail bien fait » une affaire personnelle, une question de dignité (vis-à-vis de
    soi-même), une ligne de conduite. Bien sûr, c’est usant…et l’épuisement guette. A côté de cela, on voit aussi des personnes qui n’ont pas beaucoup de conscience professionnelle alors que
    pourtant les conditions de travail et le management sont satisfaisants.

    Mais on est globalement d’accord pour dire que la conscience professionnelle, pour se nourrir, a besoin d’éléments personnels et environnementaux forts

      

  14. Sujet passionnant Gaëlle !!!

    Vu mon métier, je bosse énormément sur des problématiques liées à ce dont tu parles dans ton billet.

    Des managers font appel à moi parce qu’ils en ont marre du « peu de conscience pro de leurs équipes ». Et quand je gratte, en général, il s’agit d’autre chose.
    Il s’agit de la compétence de l’humain, qui est mal voire pas du tout acquise : communication difficile, mal gérée, stress et incompréhensions… Motivation en berne (oui mais POURQUOI ??? 😉 moi je sais…)

    Bref… je m’arrête parce que je suis trop passionnée je pourrais écrire des tartines !

      

  15. la conscience professionnelle est toujours d’actualité ? en distinguant le cas échéant des différences provenant de l’âge , de la qualification ou du sexe des salariés( les comportements sont ils identiques , par exemple , selon qu’il s’agit de nouveaux entrants sur le marché du travail , ou à l’inverse de salariés plus âgés , proches de la retraite?

      

  16. Un sujet toujours d’actualite et passionnant que beaucoup ne semblent pas tenir compte. Comment avoir la conscience professionnelle lorsqu’on fait deux, trois,ou plus de mois d’impaiement. Sont les responsables des entreprises qui sont a la base de perte de conscience professionnelle

      

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