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Peut-on transmettre la confiance en soi ?

La confiance en soi, cet atout inestimable, est-ce quelque chose que l’on peut transmettre à ses enfants ou cela relève-t-il davantage de leur personnalité ?

Je crois que l’on rêve tous, en tant que parent, de donner confiance en soi à son enfant, de faire en sorte qu’il arrive à l’âge adulte en ayant ce précieux capital. Car on est conscient que c’est un formidable tremplin dans la vie (quotidienne, professionnelle, amoureuse…). Mais la confiance en soi – croire en son potentiel et en ses capacités – peut-elle se transmettre ou est-ce qu’elle relève plutôt de l’inné et donc difficile à transmettre, à acquérir ? Très probablement, un peu des deux.

Je suis souvent surprise de voir qu’au sein d’une même fratrie, ayant reçu a priori à peu près la même éducation, la même dose d’amour, certains enfants peuvent être confiants en leurs capacités, avancer d’un pas sûr et solide et d’autres être beaucoup plus dans le doute, ayant peu de confiance en eux. Cette réalité tendrait donc à montrer que l’éducation ne fait pas tout, loin de là. Ou alors ces enfants n’ont pas eu à affronter les mêmes événements extérieurs, les mêmes aléas….Ou alors ils ont grandi dans un climat familial différent (pour x raisons)…Ou encore ils ont à « subir » la présence écrasante d’un grand frère ou d’une grande sœur à qui tout réussissait et très valorisé par ses parents…Ou encore ils n’ont pas été considérés de la même façon par leurs parents…Ou…Ou… (plein de choses possibles).

D’un autre côté, il y a aussi des familles où on a l’impression que les enfants partent tous avec un sacré capital « confiance en soi ». Ainsi pourrait-elle être construite, transmise ? Et notamment par les parents, par l’éducation qu’ils ont reçue ?

On peut très vraisemblablement aider son enfant à développer sa confiance en soi en lui apportant de la sécurité (matérielle et affective), de l’amour, de la reconnaissance. Mais est-ce suffisant ? S’il a une personnalité inquiète, angoissée, s’il est peu sûr de lui, il sera difficile de lutter contre cela. On aura beau l’encourager, le féliciter quand cela s’y prêtera, valoriser ses points forts, l’enfant aura tendance naturellement à douter, à se focaliser sur les critiques, ses limites, ses faiblesses. Peut-on changer ce trait de caractère ? Peut-on lutter contre la nature profonde d’un enfant et lui donner, malgré tout, ce cadeau précieux que constitue la confiance en soi ?

Et a contrario, peut-on éroder, voire casser la confiance en soi qu’un enfant aurait naturellement, spontanément, en ne lui montrant pas assez qu’il est protégé, aimé, qu’il a de la valeur. Ou encore, en multipliant, par exemple, les critiques, les phrases dures, des attentes trop exigeantes ? Sans doute malheureusement.

Il ne faut pas sous-estimer également l’importance et le rôle de toutes les autres personnes qui l’entourent : professeurs, camarades, frères et sœurs,  entraîneurs (si jamais l’enfant pratique un sport), etc. Et celui également de l’environnement dans lequel il grandit : est-il sécurisant, stabilisant ou, au contraire, précaire,  fragile ? Mais là encore, chaque enfant réagira sans doute différemment selon sa personnalité, son caractère.

Honnêtement, je n’ai pas la réponse et je ne suis pas très sûre qu’il y en ait une d’ailleurs. En revanche, très consciente du cadeau inestimable que représente la confiance en soi (à différencier de l’orgueil ou de l’arrogance) pour avancer dans la vie , j’essaye de leur transmettre cette qualité. En commettant inévitablement des erreurs et des maladresses, comme tout parent 🙂

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2 thoughts on “Peut-on transmettre la confiance en soi ?”

  1. Bonjour,
    Je viens de lire « Les 7 lois pour guider vos enfants sur la voie du succès » du Dr Deepak et on trouve dans ce livre des exercices à faire en famille qui permettent de développer nos enfants et leur confiance en eux. J’en ai testé avec mes enfants et j’ai trouvé ça génial !
    J’adorais la ligne éditoriale sur l’équilibre vie pro/vie privée mais comme je suis aussi passionnée par l’éducation je trouve super le changement de thématique.
    NB : mon nom de jeune fille est celui de votre cousine et c’est bien la première fois que j’entends parler d’une homonyme !

      

    1. Merci Claire pour votre commentaire et vos encouragements (cela fait toujours très plaisir !).Je ne connais pas ce livre, je vais aller y jeter un coup d’œil.
      PS : ma cousine, c’est son nom d’épouse, c’est amusant effectivement !

        

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