Dictionnaire

C comme Confiance

lettrineCNotre dictionnaire de la conciliation vie perso / vie pro s’enrichit d’un nouveau mot, grâce à Sophie, avec C comme Confiance. Merci à elle !

 

 

 

« L’ennemi dans la glace, dont le regard me glace, sourit mais je le connais bien, l’ennemi dans la glace dont le regard me glace, il ne me veut pas du bien » : cette chanson d’Alain Chamfort me parle tout particulièrement.  J’ai souvent été mon propre mauvais génie et ai encore bien du mal à bâillonner ma petite voix intérieure, celle qui susurre à mon oreille que je ne serai pas à la hauteur.

Depuis peu néanmoins, je travaille sur moi-même pour faire changer les choses, pas après pas. Par souci de cohérence d’abord : comment enjoindre les femmes à oser, sur mon blog et dans mes articles, si je ne donne pas moi-même l’exemple, si je refuse systématiquement de participer à une conférence par peur de ne pas être à la hauteur ?

J’ai d’ailleurs le sentiment que ce manque de confiance en soi est largement partagé par mes homologues féminins. Les études le prouvent : une femme attendrait d’avoir entre 80 et 100% des compétences pour postuler à un emploi quand un homme se contenterait de 50 à 60%.

Dans les médias, l’absence des femmes se fait également flagrante : en 2011 seules 18% d’expertes ont été amenées à apporter leur éclairage contre 82% d’hommes.

On peut certes invoquer la vision stéréotypée des médias, pour qui la parole masculine est forcément plus crédible, néanmoins, les femmes ont leur part de responsabilité dans cette sous-représentativité. Elles sont encore trop nombreuses à ne pas se considérer comme expertes et à refuser d’intervenir sur un plateau télé au motif qu’elles seraient illégitimes.

Une étude que j’avais menée en 2011 est à ce sujet édifiante : elle démontre de manière flagrante que les femmes sont les reines de l’auto-sabotage.  En analysant les bios de mes 819 followers sur Twitter, j’ai ainsi découvert que les utilisateurs se définissant comme  « experts » étaient à 85% des hommes ! Et que le pourcentage d’utilisateurs mentionnant un ou plusieurs adjectifs négatifs dans leurs bios était à 96% des femmes ! Alors que faire ?

Se résoudre à cette situation de façon fataliste, en invoquant l’irrévocable domination masculine ? Je pense que c’est contre-productif et reste persuadée que chacun(e) a un rôle à jouer pour bousculer l’ordre des choses.

A nous de prendre la parole et de gagner la place que nous méritons et ne confondons pas affirmation de soi et mégalomanie ! Et puisque l’union fait la force, n’hésitons pas à rejoindre les nombreux réseaux féminins du numérique, comme Girlz in Web, qui travaille actuellement sur un annuaire des expertes du numérique ! Aux armes citoyennes du net !

Vous pouvez retrouver Sophie sur son blog, Tout à l’ego ou sur Twitter.

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