Lu pour vous

« Etre père, disent-ils »

Lorsque j’ai eu connaissance de ce recueil (L’Iconoclaste,17 euros, sur une idée d’Isabelle Lortholary) , j’ai eu très envie de le lire, de découvrir ces voix d’hommes sur un sujet sur lequel ils s’expriment finalement assez peu.

Sept écrivains parlent pour la première fois de façon personnelle mais pudique de leur expérience de la paternité.
Ces écrivains, ce sont : Olivier Adam, Patrick Besson, Philippe Claudel, Philippe Delerm (pour citer ceux dont je connais bien les romans) mais aussi Jean-Yves Cendrey, Thierry Consigny et Boualem Sansal.

« Être père, c’est une suite d’évènements, petits et grands, dans la mémoire des lieux où ils se sont produits. Ce n’est jamais de la théorie. C’est de la pratique. Être père ça ne s’explique pas, ça se raconte. » écrit Jean-Yves Cendrey, père de trois enfants.

Ces sept récits sont tous très différents. Ce sont des textes littéraires, empreints de tendresse, d’amour, de nostalgie souvent, d’impressions, de poésie. Ils parlent du moment si fragile et si émouvant de la naissance, du temps qui passe, de l’enfant qui se détache trop vite, de la façon dont l’enfant transforme l’adulte, de transmission, de regrets, de fierté, etc.

Mais j’ai trouvé que parfois les textes étaient un peu trop « littéraires ». Je pense que des femmes à cette même question auraient peut-être été davantage dans le quotidien, dans le concret, dans la complexité (et parfois la difficulté) d’être mère… J’ai l’impression que ces auteurs ont une façon de vivre le fait d’être parent de façon différente de celle d’une mère, que l’amour paternel et l’amour maternel ne sont pas forcément appréhendés et vécus de la même façon. Mais peut-être que je me trompe. Peut-être qu’une femme écrivain aurait eu cette même approche.

En tout cas, c’est un joli recueil sur ce qu’est « être père »….

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2 thoughts on “« Etre père, disent-ils »

  1. Il y a un Folio qui a été tiré de ce recueil, avec juste les témoignages de Philippe Delerm, Philippe Claudel et Olivier Adam. C’était de très beaux textes, mais effectivement, ça aurait été
    intéressant d’avoir l’avis des femmes de ces auteurs sur la façon de vivre ce moment. Voir comment un événement tel que la situation d’Olivier Adam était appréhendé au féminin…

      

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