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La parentalité à l’épreuve des écrans

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Les enfants sont très connectés et de plus en plus tôt. À 10 ans, ils sont 35% à posséder leur propre console de jeu, 28% leur propre tablette, et 11% leur propre téléviseur. Le téléphone portable arrive très vite aussi : entre 11 et 14 ans, ils sont 65% à posséder le leur. L’âge moyen d’obtention du premier téléphone mobile/smartphone est de 9,9 ans. C’est ce que révèle la dernière étude Médiamétrie, OPEN et Unaf, intitulée La parentalité à l’épreuve du numérique et publiée le 10 février 2020.

Selon l’étude, ce sont en général, les parents eux-mêmes qui offrent très tôt à leurs enfants leur téléphone. Notamment pas peur, disent-ils, que leurs enfants se sentent exclus socialement.

L’Observatoire de la Parentalité & et de l’Éducation numérique estime qu’il serait peut-être bon d’attendre 12 ans pour le premier portable et 9 ans pour la console.

L’étude met également en avant la sur-connection des parents et le fait que les parents passent plus de temps sur les écrans que leurs enfants en semaine et le week-end. A noter que le temps passé sur internet sur le lieu de travail est intégré pour les parents (ce qui fausse, me semble-t-il, pas mal les résultats).

La perception des parents concernant l’usage du numérique par les enfants est très partagée, aucune tendance majoritaire ne ressort. En effet, 42% perçoivent le numérique comme étant un risque pour l’enfant et 43% le perçoivent comme étant une opportunité. En revanche, dans le détail, on constate que les risques sont plus présents que les opportunités. Selon plus de 8 parents sur 10, le numérique permet à l’enfant de vivre dans son temps, de se divertir et de s’ouvrir à la connaissance. La dépendance aux écrans et le risque de mettre en contact les enfants avec des inconnus sont les principales craintes de la majorité des parents d’enfant de 0 à 14 ans.

Face à cette pression intensive des écrans au sein du foyer familial, les stratégies des parents varient : de l’interdiction (à table, dans la chambre, à partir d’une certaine heure…), à la limitation, en passant par des logiciels de contrôle parental.

En tout cas, il semblerait que les écrans et le numérique de façon plus générale, soit un sujet de discussion, voire de négociation ou de conflit, important entre les parents et les enfants. Parents, qui ne se sentent pas toujours suffisamment accompagnés et conseillés sur ce sujet.

Quelques remarques personnelles et donc un peu inutiles, car chaque parent fait comme il le sent 🙂

Chez nous, le premier téléphone portable arrive avec le brevet (et le modèle varie selon la mention 😉 ). Donc 14 ou 15 ans, selon leur mois de naissance. Bien sûr, cela râle. Enfin, cela a râlé car à force, ils ont fini par intégrer que cela serait ainsi. (je me demande si aujourd’hui, nous serions encore capables de fixer cette règle, lorsque je vois que les enfants ont leur portable dès le CM1 ou CM2…).

En revanche, nous avons des ordinateurs et un ipad qui sont à leur disposition, et qui l’ont été avant leur téléphone portable. Pour faire leurs devoirs, regarder YT ou des séries, jouer… Le soir, pas d’écran dans leur chambre jusqu’au lycée. Au lycée, à partir de la première, on leur laisse et on vérifie de temps en temps qu’il n’y a plus de lumière bleue dans leur chambre à une heure trop tardive.

Ils se sont inscrits sur les réseaux sociaux vers 13 ans (enfin, je pense !). Facebook pour l’aînée, Snapchat et Instagram, surtout pour les deux autres car Facebook était devenu has been entre temps ! Je constate que les filles utilisent surtout les écrans pour regarder des séries et aller sur les réseaux sociaux. Et que notre fils est davantage attiré par les vidéos sur youtube, la musique, et les réseaux sociaux. Bien évidemment, ils utilisent également les écrans pour leur travail scolaire. Mais il me semble qu’ils n’utilisent pas beaucoup la richesse d’internet (beaucoup de professeurs ont des sites bien faits, vivants, interactifs, par exemple, sans oublier les sites des journaux, très peu consultés).

Est-ce que les écrans sont une source de conflits ? Oui, ils l’ont été et ils le sont encore un peu. Les deux principales sources de vigilance : le sommeil et le contenu (parfois très très pauvre, il faut bien le dire…).

Ce n’est plus une source de frictions avec nos deux aînées (la première est étudiante et n’est plus avec nous, et la seconde est en première). Et maintenant, le numérique avec elles, c’est même plutôt très positif : la possibilité de s’envoyer des petits messages via whatsapp, d’être rassurée lorsqu’il y a une sortie un peu tardive, de partager des petits moments humoristiques et complices… Mais pour le dernier (bientôt 15 ans), cela est toujours un peu compliqué. Car entre regarder des vidéos sur YT / faire un tour sur Instagram ou faire ses devoirs / lire un livre papier, malheureusement le choix est vite fait… Donc oui, on essaye de limiter, de cadrer. Oui, on essaye d’inciter à faire d’autres choses. Et oui, on est bien content qu’il fasse pas mal de sport à côté et qu’il voit des copains, autrement que par écrans interposés. C’est clair aussi que l’on est plus souple avec le dernier…

Et oui, je suis également surconnectée et je passe des heures sur les écrans : pour travailler, faire des recherches, écrire des articles (ou des billets de blog !), mais aussi pour me détendre, lire des romans sur Kindle, faire des parties de Ruzzle, regarder mon fil Instagram ou Twitter, écrire aux copines sur whatsapp… mais j’évite de regarder les Marseillais ou je ne sais quelle émission de téléréalité débile, et je ne crains plus trop les mauvaises rencontres ou les fake news. (pour moi, c’est un vrai sujet : expliquer à mes enfants que tout ce qu’il voit sur les réseaux sociaux n’est pas forcément vrai et que ce que montrent les personnes, notamment les stars ou les influenceurs, ne représentent pas vraiment la vraie vie…).

Et chez vous, cela se passe comment ?

PS : j’avais déjà écrit un article sur le sujet, intitulé « Ah… les écrans ! » en octobre 2017.

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5 thoughts on “La parentalité à l’épreuve des écrans

  1. Vrai sujet surtout quand on vient de déménager…. les enfants veulent garder contact avec leurs amis et c est bien normal!
    Solution trouvée: accès à mon téléphone en fin de journée quand tout est fait (devoir, table, douche…) pr 15 minutes environ! Ça se passe pr le moment bien…. à suivre ! Ma fille est sur les réseaux et mon fils joue à des jeux….

      

  2. Bonjour
    Bravo pour votre site qui se trouve parmi le top des suggestions google dans le domaine de l’éducation des enfants. J’ai eu beaucoup de difficulté avec mon fils par le passé car nous entrions souvent en conflits , il n’arrivait pas à faire la part des choses voulait faire sa loi . D’autant qu’il adore les jeux vidéos et je n’arrivais pas à limiter: c’était tous les jours un combat ; Depuis quelques temps , j’ai découvert un nouveau moyen pour l’éduquer de façon bienveillante et depuis notre relation a pris un nouveau tourant : j’ai trouvé ce produit sur internet:https://bit.ly/2z5yBrB
    Q’en pensez-vous ?
    Merci
    Ruth

      

  3. Bonsoir a tous,
    Les bienfaits du coloriage sont nombreux : Voici quelques-uns de ses principaux avantages :
    1. Améliore la motricité
    2. Les prépare pour l’école
    3. Stimule la créativité
    4. Contribue a une meilleure écriture
    5. Sensibilisation aux couleurs, à la reconnaissance et au discernement
    6. Amélioration de la coordination des yeux et des mains
    7. Limites, Structure et sensibilisation Spatiale
    8. Amélioration de la confiance et l’estime de soi.
    9. Thérapie face au stress

    Je vous invite a visiter cette vitrine soyez les bienvenus.

    Coloriage pour enfants
    https://5euros.com/service/147798/vous-livrer-50-dessins-de-coloriage

      

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