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Y a-t-il des périodes plus « faciles » que d’autres pour les parents ?

L’autre jour, à l’occasion d’une journée un peu compliquée, je me posais la question de savoir s’il y avait des périodes où j’avais trouvé que mon rôle de parent était relativement « facile » ? Des moments où l’éducation me semblait une chose plutôt aisée ?

Et j’en suis arrivée à la conclusion que « oui », j’avais eu l’impression que la période 6-10 ans avait été plutôt « facile ».

Je m’explique : la petite enfance, je n’ai pas trouvé cela si simple. Surtout pour le premier : les pleurs, la logistique que l’on découvre, les contraintes nouvelles, les questions, les doutes, etc. sans oublier la surveillance importante (surtout entre 12 mois et 24 mois). Et puis quand on en a plusieurs assez rapprochés : les sorties au parc (je me souviens qu’à un moment, on tirait au sort avec mon mari pour savoir qui descendrait aérer les enfants au parc ;-), pourtant juste en bas), les systèmes de garde à trouver (assistantes maternelles, nounous ou crèches, sans oublier des baby sitters sympas et fiables), et puis certains apprentissages pas toujours fluides (genre la propreté, manger correctement, les règles de sécurité, ne pas se lever trop tôt…et tout le reste). C’est aussi la période où la fatigue physique peut être quand même assez présente. La petite enfance demande de l’énergie, de la patience et de la vigilance. Et puis, il y a aussi la période du « non » vers 2-3 ans qui peut être assez pénible (mais avec le recul, honnêtement, ce n’est pas si méchant 😉 car au final, les parents gagnent le plus souvent ! (bon, d’accord, parfois épuisés). Bref, le quotidien est dense, on ne souffle pas beaucoup.

Et puis j’ai eu l’impression qu’entre 6-10 ans (allez, on peut même commencer vers 4-5 ans et monter jusqu’à 11-12 ans), les choses se faisaient plus facilement, cela coulait. Une période sympa et pas trop compliquée au niveau éducatif. On pouvait de nouveau emmener les enfants en voyage sans trop de difficultés matérielles, on pouvait manger tous ensemble sans que cela soit trop la pagaille, les règles de base étaient à peu près acquises. En gros, on profitait de tout ce pour quoi on avait galéré lorsqu’ils étaient petits. Et puis c’est une belle période d’apprentissages et de découvertes pour les enfants, d’amusement et d’émerveillement pour les parents. C’est aussi un âge où les enfants suivent leurs parents dans leur façon de faire, de vivre que ce soit les sorties, les vacances, les repas. Bien sûr, l’éducation est importante, mais elle se fait sans trop de heurts, je trouve (ou alors j’ai oublié plein de moments, ce qui est fort possible !). C’est une période où je n’ai pas eu l’impression de me remettre souvent en question. J’ai plutôt eu le sentiment que cela roulait, plutôt façon ligne droite, sans trop de nid-de-poule.

Et ensuite, on rentre dans la période 12 ans et plus et là, comment dire…c’est plus compliqué. Avec des hauts et des bas. Pas tant au niveau de la fatigue physique (puisque les enfants dorment bien et parfois beaucoup, sont autonomes pour toutes les choses du quotidien…) mais davantage de la fatigue nerveuse, de la charge mentale. En gros, c’est un peu les montagnes russes émotionnelles. Il y a de très bons moments et des moments plus tendus. Il y a parfois aussi de l’inquiétude. Et puis surtout, il y a des choix à faire, des règles/des cadres/des valeurs à poser et qui deviennent plus compliquées, car forcément plus nuancées ou devant être davantage explicitées, argumentées. Une période où être parent est tout sauf simple, selon moi. Où l’éducation est rugueuse. En gros, on la sent passer, alors qu’avant, les aspérités étaient plus fines. (bon, vous allez me dire que je n’ai pas inventé grand-chose et qu’il suffisait que je dise le mot adolescence pour résumer toute cette partie ! Oui, mais non). Pour reprendre ma métaphore routière, je dirai que cela me fait un peu penser à un circuit de Formule 1 où il y a des accélérations soudaines que tu ne sais pas forcément bien gérer, où tu as parfois un peu peur de te prendre un mur et où tu n’es plus très sûr de ta conduite. Ou alors changeons d’environnement et imaginons une cascade pour la petite enfance (beaucoup de bruit, de mouvement, ça part dans toutes les directions, c’est ultra-vivant !), puis un fleuve plutôt calme, avec un débit puissant mais régulier et là, on arrive à une partie du fleuve avec des rapides, forcément c’est grisant mais aussi un peu casse-gueule :-).

Puis vient la période à partir de 17-18 ans (jusqu’à 25 ?). Il est encore trop tôt pour moi pour vous en dire beaucoup de choses. J’ai l’impression (ou l’espoir ? 😉 ) que les choses redeviennent relativement plus simples, que l’éducation se rapproche plus de l’accompagnement. Mais je reviendrai dans quelques années pour affiner mon analyse !

NB : je suis parfaitement consciente que la maladie ou le handicap peuvent faire voler en éclats mon analyse et teintent tout cela d’une inquiétude et d’une responsabilité très lourde.

Et vous ? Qu’en pensez-vous de tout cela ?

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3 thoughts on “Y a-t-il des périodes plus « faciles » que d’autres pour les parents ?”

  1. J’ai quatre enfants dont des jumeaux , je trouve que c’est plus ma différence de caractère que se joue la difficulté ou la faculté. Piur deux d’entre eux tout roule assez facilement sans heurts. Et pour les 2 autres on marche plus sur des oeufs. Et bizarrement ces deux là ont des troubles dys… ce qui explique bcp chose sur leur petite enfance avec le recul (ils ont 11 et 8 ans). Mais aussi ils ont une force de caractère développée grâce à ces troubles et ils npus font remettre en cause notre éducation presque chaque jour.

      

  2. Mouais… en gros c’est fatigue physique contre fatigue mentale ?
    Je ressens dans cet article que vous prenez la position du parent d’ado 😉 et je dois dire qu’etant Juste dans l’entrée de l’adolescence avec un aîné de 11 ans (les trois autres ont 8, 6 et 3 ans), j’entends très (trop) souvent la phrase « petits enfants petits soucis grands enfants grands soucis » suivi de « profitez ce sont les plus belles années quand ils sont petits ». J’aime vivre chaque période de mes enfants, bons moments et ceux plus compliqués qui construisent tout autant. Je suis sure d’une chose avec mon expérience c’est que la fatigue physique est une torture. Le manque d’aide, les tâches ménagers tout ça… ça use. La fatigue mentale c’est propre à l’humain, notre culpabilité … ça se règle avec la communication et l’amour. J’ai été une ado compliquée (anorexique) alors je sais, je me doute de ce qu’un ado a besoin. Finalement un peu les mêmes choses qu’un petit enfant, ou qu’un salarié… (je suis gérante et il y a aussi des soucis relationnels à gérer).

      

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