savoirdirenonDire non, alors qu’il serait tellement plus facile de dire oui.

Résister, alors qu’il serait tellement plus facile de céder.

Tel est notre quotidien et notre responsabilité de parent. Cela demande de la patience, de l’assurance, de la conviction, de la persévérance.

Mais tenir bon, car on sait que cela en vaut la peine. Se dire qu’un jour, plus ou moins lointain, cela finira, peut-être, par porter ses fruits.

Et parfois aussi, savoir lâcher prise sur certaines choses, savoir évoluer, grandir avec son enfant, changer de stratégie quand on voit que celle utilisée ne mène à rien, sauf au conflit et à l’énervement général.

Mais ne pas (trop souvent) céder par facilité, fatigue ou usure.

Etre parent, c’est chaque jour réfléchir à ses convictions, à ses valeurs et à ce que l’on souhaite transmettre. Et répéter (en expliquant) sans cesse les règles, définir le cadre, les limites.

Alors forcément, on est parfois fatigué, découragé, dépité…et la tentation est alors grande de céder pour avoir la paix, pour voir l’enfant retrouver le sourire / l’ado cesser de faire la tête. Etre un parent « cool », c’est tentant. Pour éviter les discussions pénibles, les conflits, pour ne pas passer aux yeux de son enfant pour un « mauvais parent ».

Depuis que je suis mère, je trouve que l’une des tâches les plus difficiles, est justement d’avoir cette capacité de résister. A la tentation du « tout, tout de suite », du « pour avoir/faire comme les autres », du « fais comme tu veux ». Et je me dis aussi qu’être deux pour résister, c’est important. Etre deux, c’est aussi se donner la possibilité que l’un soit parfois plus souple, ou plus enclin à négocier sur certaines choses ou à arrondir les angles. A tour de rôle (selon les périodes, l’âge de l’enfant) ou selon les domaines (résultats scolaires, sorties, vêtements, écrans, comportement…). Etre deux, c’est aussi se ré-assurer sur les choses importantes, sur lesquelles on ne compte ni baisser les bras ni céder.

Et puis, parfois, on se rend compte que cette résistance finit par produire ses effets, que l’aîné commence à tenir le même genre de propos au cadet ou au benjamin 🙂 ou à nous faire comprendre, plus ou moins explicitement, que l’on a bien fait de tenir bon, que cela lui a rendu service, permis de grandir, de mûrir et de se structurer. Alors, cela redonne un peu de courage pour résister à la prochaine demande/réclamation que l’on juge illégitime ou injustifiée.

Avez-vous aussi cette impression qu’être parent, c’est tester quotidiennement sa capacité de résistance ?

L’image vient de ce site.

 

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