Autour du travail Divers

Sortir de sa zone de confort

risqueC’est sans doute parce que je suis en train de sortir de ma zone de confort que j’ai eu envie d’écrire un billet autour de ce sujet ! En effet, qui dit déménagement d’une ville à une autre (ou encore plus d’un pays à un autre), dit changement de vie, de travail, d’entourage amical et social, etc. Il va falloir reconstruire progressivement une nouvelle zone de confort, faite d’habitudes, de repères, de personnes, de liens, etc. Il existe mille et une façons de sortir de sa zone de confort, certaines volontaires, d’autres plus ou moins imposées.

Les enfants quittent également leur zone de confort (école, copains, activités, environnement habituel). Comme ce n’est pas la première fois que nous quittons notre zone de confort, nous disposons, je crois, de quelques outils/atouts pour que cette sortie ne soit pas trop difficile et pour que l’intégration dans une nouvelle zone de confort se passe le mieux possible. Cependant, sortir de sa zone de confort, c’est toujours une prise de risque, une période transitoire inconfortable, où l’on ne maîtrise pas vraiment les choses, où l’on ne sait pas si la greffe va prendre.

Au niveau professionnel, sortir de sa zone de confort, c’est savoir se remettre en question, se glisser dans un nouvel environnement de travail, voire un nouveau métier ou encore  se confronter à une recherche d’emploi (situation ô combien inconfortable !). Bref, on est loin de la routine, du train-train quotidien, de la sécurité, d’une certaine forme de facilité… du confort en somme !

Sur ce blog, régulièrement, des personnes témoignent de la façon dont elles sont sorties de leur zone de confort, avec plus ou moins de facilité, de joie ou de souffrance. Des reconversions à 180° (voire plus !), des ré-orientations professionnelles, des sauts dans le statut d’indépendant ou dans la création d’entreprise, des démissions, des promotions avec davantage de responsabilités, de risques, des expatriations, des changements de pays, etc. Sortir de sa zone de confort peut également toucher la sphère personnelle et familiale, de façon plus ou moins volontaire, heureuse (agrandir la famille par exemple) ou douloureuse (séparation, maladie, handicap…).

Avoir des enfants est, je pense, un très bon moyen d’apprendre à sortir régulièrement de sa zone de confort, car petits et grands événements viennent régulièrement s’inviter dans le quotidien et font que l’éducation est rarement un long fleuve tranquille. La parentalité est plutôt synonyme de remises en questions, d’interrogations (comment réagir face à telle ou telle situation ?), tout en reposant également pour une bonne part sur des repères, des habitudes, des règles…

Je pense que cette capacité à sortir de sa zone de confort est en partie liée à la personnalité/caractère de chacun et aux outils dont on dispose, mais qu’il s’agit également d’une compétence, d’un état d’esprit que l’on peut apprendre à développer, à « muscler », ai-je envie de dire. Elle nécessite une certaine dose de courage, d’audace et de confiance en soi, toutes choses dont nous sommes inégalement pourvus mais qui peuvent également s’acquérir par l’apprentissage, la volonté, et avec le temps, le soutien de son entourage et de son environnement.

Qu’en pensez-vous ? Comment percevez-vous votre zone de confort ? Rassurante ou limitante ? Et si jamais vous êtes sorti(e) de votre zone de confort, quels conseils pourriez-vous donner avec le recul ? Qu’est-ce qui a été décisif dans cette ex(in)cursion vers l’inconnu ? Vos ressources internes, votre entourage, l’environnement externe….Merci de partager vos expériences ! – sur ce, je retourne à mes cartons ;-).

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8 thoughts on “Sortir de sa zone de confort

  1. A chaque fois que nous sommes sortis de notre zone de confort, c’était pour des événements souhaités et heureux. Croisons les doigts pour que ça continue.

    Mais même dans ces moments là, ce n’est jamais fluide… Il faut se faire un peu violence au départ.



    D’emblée, lorsqu’un changement s’impose, ma première réaction est assez conservatrice: la peur, la flemme de tout changer maintenant, le besoin d’être rassurée. Si je suis enceinte (comme en ce moment…;-) ce besoin de cocon est encore plus clairement exprimé.
    Et puis au bout de quelques jours/semaines de réflexion, il s’avère au fond que j’aime les nouveaux projets, et que je suis plutôt du genre à avoir la bougeotte, aller voir ailleurs si j’y suis, çar je vois ça comme un apprentissage sur soi et une découverte du monde (qu’on voyage en France ou plus loin).

    Je deviens alors assez « moteur » dans la réalisation et le passage à l’acte (formalités, etc….)



    J’aime bien l’idée de pouvoir régulièrement sortir de sa zone de confort: c’est une liberté que d’ apprendre à lâcher sur les choses matérielles. Non, vivre dans la même maison toute ma vie, investir dans des beaux meubles, un chien et un monospace, avec les mêmes voisins et les mêmes amis ad vitam eternam, ce n’est pas ce qui me fait rêver.

    Souvent on s’aperçoit qu’on s’enferme avec des choses contraignantes, matérielles, qui finalement ne sont pas plus importantes que ça.

    Ce qui est important pour moi c’est ma famille, mon mari et mes enfants…. À partir de là, je suis persuadée que la vie est faite de plusieurs vies et qu’on pourra être heureux et « chez nous » partout.

    Alors bien sur, ça change du « modèle » de base que la société nous vend: être propriétaire à 30 ans, cotiser toute sa vie, rêver à sa retraite pour enfin y arriver et la passer paisiblement dans sa maison enfin remboursée, recevoir ses enfants et petits-enfants dans une parfaite ‘ambiance, autour d’un bon plat familial.



    Il y a un proverbe tzigane qui dit, en gros, que la vraie vie c’est ne pas vouloir voir toujours le même paysage dans l’encadrement de sa fenêtre…
    Bouger, être mobile, est en apparence contraignant, mais c’est aussi une liberté, une possibilité de se réinventer… Dur dur de regarder ses peurs en face et de s’alléger… Ce n’est pas humain, en fait. Il faut, comme tu le dis, s’entraîner, « muscler » cette capacité au changement.



    Ca me fait penser au bouquin de Richard Yates, « révolutionnary road », (adapté au cinéma: « les Noces Rebelles » avec Kate winslet et Léo di Caprio)… Dont le thème est justement la difficulté à ne pas sortir de sa zone de confort, et les regrets qui en découlent sur le couple… (Bouquin très pessimiste, pour le coup)

      

  2. Bonjour Gaëlle,



    Je suis tout à fait d’accord moi aussi avec cette idée de muscler sa capacité à sortir de sa zone de confort, voir plus grand, plus beau ou tout simplement différent… et je crois que c’est quelque chose de primordial à transmettre à nos enfants. Surtout dans un monde où les choses évoluent de plus en plus vite.



    Bien sûr, tous n’ont pas les mêmes prédispositions, mais les expériences qu’ils vivent petits leur serviront un jour.



    Comme tu le sais, nous avons beaucoup bougé en famille lorsque les enfants étaient petits. Devenu adolescent, mon fils était particulièrement casanier et je me demandais s’il n’avait pas fait une espèce d’overdose d’inconfort !



    Et puis à 17 ans, il n’a pas hésité à partir étudier à 600 km de la maison. Et à bientôt 19 il se prépare à partir en voyage en Suède avec un copain.



    Bref, semez des graines ; vous récolterez de belles plantes 🙂



    Florence

      

  3. Je pense qu’on a tous des prédispositions pour sortir de notre zone de confort. Ensuite elle sera plus marquée en fonction de notre tempéraremment, éducation et environnement. Au fil du temps, des évènements elle sera amenée à grandir. Cela se saurait si la vie était un long fleuve tranquille…. Sur le plan perso et pro ! 🙂 Je trouve que c’est plutôt challengeant de sortir d sa zone de confort, on s’expose à autre chose, à de l’inconnu (peut etre pas toujours en étant à notre aise) mais c’est une experience..On en est tous capable et on en sort grandit. Je trouve que c’est une qualité voire même une compétence d’être capable de le faire !

      

  4. la sortie de ma zone de confort : je me suis trouvé poussé vers l’enseignement de l’anglais à des enfants pour payer les factures, quelque chose de très difficile pour moi au début. Mais au final j’y arrive plutot bien, j’aime rire avec les enfants, et j’aime leur enseigner non seulement l’anglais mais également un peu de culture… tout en restant ludique.



    Bien entendu, tout travail mérite salaire, et je suis dans le « privé », j’enseigne que aux parents des élèves qui (me) paient mon école. Par exemple la petite fille du petit épicier en bas de chez moi je pense pas que ses parents aient assez d’argent pour se payer mes cours donc je pense pas que je la verrais dans mes cours un jour. Pareil pour les minorités, les tibétains, les ouigours (je vis en Chine), ils sont trop pauvres, j’en vois jamais, y a pratiquement que des enfants de hans dans mes classes.



    J’aurais pu n’écrire que le premier paragraphe. Mais j’ai décidé d’écrire le deuxième paragraphe parce que c’est aussi ça la vie. On voit souvent les gens se contenter d’écrire le premier paragraphe, on les voit rarement écrire le deuxième. A la limite j’aime aussi les gens qui se contentent de ne rien écrire, mais je pense que sur ce site exprimer les deux a toute son importance.

      

  5. Bonsoir,

    Votre article tombe à pic ! Je suis sur le point de commencer un travail qui n’a absolument aucun rapport avec mon domaine d’expertise et j’avoue que sortir de sa zone de confort peut faire un peu peur. C’est un risque à prendre par les plus courageux.

      

  6. Ha mais si ça me parle ? Partie emménager à 600 km de mon point de départ… avec mari et enfants… Et en plus je change de vie pro…. En même temps ton billet me rassure : je vais le prendre comme un excellent exercice de la vie 😉 Bons cartons (nous, il en reste… je crois que ça repousse la nuit, c’est pas possible, on n’en voit pas le bout !) Bises !

      

  7. Je suis une personne qui n’aime pas du tout le changement, c’est pour cela que je me suis achetée une maison dès que j’en ai eu l’occasion. Ainsi on évite le déménagement ma famille et moi. L’évènement le plus difficile que l’on a connu c’est quand notre petit garçon est allé dans une école dans une autre ville, au début c’était dur mais quand on pense au bien de l’enfant, on se calme.

      

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