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Conjoint en déplacement plusieurs mois : comment gérer l’absence ?

gererabsenceconjointLorsqu’une lectrice fidèle d’En Aparté, Marie-Xavière (que j’ai pu rencontrer en vrai il y a quelques jours !) m’a proposé de parler du sujet « comment gérer l’absence du conjoint en déplacement professionnel plusieurs mois », j’ai trouvé son idée excellente car il concerne de plus en plus de couples (sachant que très majoritairement, c’est l’homme qui part).

Ces séparations de quelques semaines ou de quelques mois se font essentiellement pour des raisons professionnelles : le métier de l’un impose des déplacements fréquents et longs, ou le couple a fait le choix du « célibat » géographique afin que chacun puisse poursuivre sa carrière professionnelle (j’avais un peu évoqué cette situation dans mon billet sur les couples TGV, même s’il s’agissait davantage de séparations en semaine). Les métiers les plus concernés sont les militaires, les marins, les ingénieurs (dans le pétrole, le bâtiment, l’informatique…), certains consultants dans l’audit, certains métiers artistiques, les explorateurs (il doit bien en exister encore quelques-uns, non ?!), etc. (liste bien évidemment non exhaustive !). De plus, l’expatriation ayant un coût élevé pour les entreprises, certaines d’entre elles préfèrent opter pour des solutions alternatives, moins onéreuses, telles que les missions courtes ou encore le commuting, qui elles aussi, entraînent ce genre de séparation.

Comment gérer l’absence du conjoint et du père (ou de la mère) ? Comment vivre au mieux cette séparation ? Comment réagir par rapport aux enfants ? Comment redonner ensuite toute sa place au conjoint à son retour ?

Marie-Xavière a gentiment accepté de partager son expérience récente. Un grand merci à elle et surtout n’hésitez pas en commentaires à dire comment vous avez vécu (ou vivez) ces absences et comment vous essayez de les gérer vis-à vis des enfants, si vous en avez ?

Ton mari est parti en mission professionnelle plusieurs mois. Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer ? (l’organisation pratique, le fait de devoir “jouer” les deux rôles parentaux, l’autorité à gérer seule, la fatigue, l’isolement, les dernières semaines, etc.)

Je précise qu’il est parti 2 mois en Russie, à Moscou et ensuite 3 mois en Chine à Shanghai. Dans le premier cas, c’était l’hiver moscovite  et ensuite le printemps chinois.

Les 2 expériences sont différentes, notamment à cause du décalage horaire et des conditions d’hébergement !

C’est lui qui avait initié cette mission parce qu’on voulait vivre une période sortant de l’ordinaire en famille avec nos 3 fils et le poste de mon mari semblait pouvoir le permettre. Sauf que nous n’avons regardé l’aspect visa au dernier moment et là on s’est rendu compte que ce n’était pas jouable ! Pour la Chine, on est soit touriste, soit expatriés ! Il n’y a rien entre les deux ! Côté boulot, pas moyen de revenir en arrière et donc il a fallu « improviser » !

Mon mari participe beaucoup à la vie quotidienne et comme l’a justement dit ma « femme de ménage » : « Christian part tout ce temps ? Vous allez le sentir, il fait sa part ! ». Une autre amie m’a dit « même si tu prends une jeune fille au-pair, l’autorité ça va être toi et uniquement toi » et elle avait tout à fait raison.

Ce qui a été dur, c’est la solitude. J’ai vraiment ressenti que tous les deux on forme une équipe et soudain j’étais toute seule ! C’était vraiment pesant ! Par contre, j’ai eu de la chance car j’ai trouvé en 2 semaines une jeune fille au-pair suédoise absolument formidable ! J’ai des attaches amicales en Suède et ça me faisait du bien d’avoir ce petit bout de Suède dans mon quotidien. Linnéa, c’est son prénom, est une fille gentille, patiente, fiable et disponible ! Elle cuisine aussi très bien, ce qui est agréable. Au final, ça a bien allégé le côté pratico-pratique ! Mais çà, ce n’est pas le plus dur !

On est parti passer les vacances de Pâques avec mon mari en Chine. Cela nous a motivés toute la première partie de sa mission chinoise mais du coup, la période suivant le retour – 4 semaines « seulement » –  nous a semblé 2 fois plus longue ! La dernière semaine, je me sentais au fond d’un trou et quand la famille, les amis, vous disent « tu y es presque ! Il revient vite », moi je pensais «  je suis presque au fond du trou, au bord de la falaise » et çà ne m’aidait pas du tout. Quand il était censé être dans l’avion, j’étais terrifiée à l’idée qu’il se passe quelque chose au dernier moment !

Qu’est-ce qui t’a aidée durant cette absence ? (les conseils, tes enfants, les copines, les sorties entre copines, ton boulot, etc.)

Linnea m’a aidée au quotidien. Je n’ai pas eu à restreindre ma vie sociale grâce à elle. Sur le plan affectif, celle qui m’a le plus aidée est une amie, mariée à un militaire et qui savait ce que je vivais. Elle m’a invité à déjeuner certains dimanches midi et ça, ça sauve le week-end ! Les enfants souffraient de l’absence de leur père et ne m’ont pas vraiment aidée. Du côté de mon boulot, je suis indépendante actuellement et ca faisait beaucoup trop d’indépendance à mon goût ! Heureusement que j’ai un bureau partagé dans un espace de co-working avec des gens très sympas ! (Les Ateliers Lawomatic, je leur fais un petit coup de pub). Par contre, au Lawo, peu de gens ont des enfants et ils ne comprenaient pas bien ma situation ! Une autre amie, divorcée et dont le mari vit au Canada et vient en France toutes les 6 semaines, m’a aussi aidée en instaurant des rendez-vous réguliers avec ses filles !

Quelle communication/dialogue parvenais-tu à avoir avec ton conjoint ? et ton conjoint avec les enfants ? plutôt frustrant qu’autre chose ou vraiment utile ?

En Russie, cela se passait bien. Le décalage de 4 heures est jouable : on s’appelle à 19h, les enfants sont prêts à dîner et pour mon mari, il était 23 h donc pas de problème. En Chine, le décalage est de 6h au printemps (ca peut être 7 heures l’hiver) et là ca devient pénible : 18h en France égale minuit en Chine et on se parlait beaucoup moins ! Les enfants n’aiment pas le téléphone dans l’absolu et c’était finalement très frustrant pour eux. Entre adultes, on s’appelait la journée mais ce n’était pas pareil !

Que referais-tu différemment si jamais une telle séparation de quelques mois se représentait ?

Je commencerais par checker les aspects administratifs, avant toute autre chose ! Et ça serait moi qui partirais ! Normalement, la situation ne devrait pas se représenter ! C’était un peu exceptionnel et heureusement.  Si cela se devait recommencer, je mettrai plus en application mon conseil : prévoir des trucs pour les week-ends !!

Quels conseils pourrais-tu donner à celles qui pourraient vivre cela un jour ? et à leur entourage ?

Si vous le pouvez, prenez une aide à domicile. J’ai passé les 2 premières semaines seule, sans aide. C’était avant Noël, et entre l’hiver et la nouveauté de cette situation, j’étais totalement épuisée à l’issue de ces 15 jours, surtout nerveusement ! Laissez tomber ce qui n’est pas primordial (j’ai presque arrêté le repassage pendant ces 5 mois) et pensez à vous.

Il faut savoir et faire savoir que le moment le plus difficile de la semaine c’est le week-end !! Le vendredi soir est angoissant parce qu’on devrait être contente et en fait, l’absence du conjoint/père est ressentie le plus fort à ce moment là ! Et le dimanche c’est carrément l’horreur ! Le lundi est finalement un soulagement, la routine reprend. Mais au bout de quelques semaines, la fatigue se fait vraiment sentir !  Alors faites vous inviter les dimanches midis pour vous « reposer » et atténuer ce ressenti !

L’entourage doit être vraiment présent ! Les SMS, ce n’est pas suffisant ! Si vous avez des amies dans cette situation, appelez les pour les sortir parce qu’au début on organise des trucs et à la fin on attend juste le retour de l’être aimé (avec un peu d’angoisse aussi d’ailleurs) et ça paraît vraiment très long !!

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34 thoughts on “Conjoint en déplacement plusieurs mois : comment gérer l’absence ?”

  1. Billet très intéressant merci ! J’ai vécu une expérience un peu similaire il y a peu. Mon homme était parti plusieurs semaines d’affilée en Asie. Le « coup de bol » c’est que je venais juste de pointer au chômage, donc je n’ai pas eu de problème pour « faire mes heures » au boulot (ça aurait été vraiment problématique sinon, car notre organisation habituelle repose sur le fait que l’un de nous s’occupe des enfants le matin, et l’autre le soir).

    Cependant, ça n’a pas été facile pour autant. Comme le dit justement Marie-Xavière, les week-ends sont éprouvants. Je l’avais anticipé, j’avais donc organisé une semaine de vacances scolaires dans ma belle-famille, et j’avais fait venir aussi une tante 4 jours pour « couper » un peu ma solitude.

    Bon, quand j’étais seule c’était vraiment rude car à l’époque mon plus petit hurlait jusque tard le soir.. en même temps, je réalise que j’ai mieux géré ces cris que si nous avions été deux à nous énerver mutuellement pour gérer la situation.

    Enfin, j’ai fait venir pas mal les copines : une fois pour me tenir compagnie un soir, une autre fois pour faire un goûter le week-end…

    On réalise alors à quel point c’est important d’avoir un « autre » qui passer le relais quand on en a marre. Je compatis vraiment avec les parents solo.
    La dernière chose qui m’a marqué c’est que, l’autre étant loin, il manque vraiment des fragments de vie. Le plus problématique, c’est si une mauvaise nouvelle tombe (ça a été notre cas) : vous ne pouvez pas la partager, car je n’imaginais pas mon homme subir cette « bad news » au loin, tout seul, alors qu’il ne pouvait rien faire… j’ai donc dû attendre son retour pour lui en parler, ça crée vraiment de la distance….

    Côté enfants, ça allait. Mais bon, c’était un peu moins de 4 semaines, et non plusieurs mois.

      

  2. Ce témoignage de Marie-Xavière résonne pour moi !



    Je n’ai jamais été aussi longtemps séparée de mon conjoint, cependant, il part régulièrement en mission en Asie : environ 2 semaines toutes les 6 semaines.
    J’ai aussi 3 enfants, et je retrouve les difficultés mentionnées par Marie-Xavière.



    Pour moi, les plus lourdes sont la solitude des weekends et des soirées et la responsabilité à 100% -et dans ces moments là, je pense à toutes les mères divorcées qui la vivent en continu…-, auxquelles viennent s’ajouter les états d’âme des enfants. Difficile de consoler un enfant triste, ou de rassurer un enfant en colère, quand on a soi même le moral dans les chaussettes !!!

    L’angoisse qu’il arrive quelque chose lors du vol de retour, est quelque part dans ma tête à chaque déplacement, tout en la sachant irrationnelle : l’avion est le mode de déplacement le plus sûr !



    J’ai aussi toujours du mal avec les réactions des personnes qui trouvent que c’est « tellement merveilleux de voyager dans des pays si lointains et exotiques ! ». Bien sûr, il y a la découverte d’un pays et de personnes différentes mais avec un prix bien lourd en terme de fatigue, tant pour celui qui se déplace que pour celle qui gère seule la maisonnée. J’ai mené des missions à l’étranger, avant d’avoir des enfants, et je connais cette réalité : on case le plus de travail possible entre les 2 avions, sans pouvoir vraiment profiter du pays.



    Quand mon dernier avait un mois, mon mari est parti au Brésil, et juste à ce moment-là l’ascenseur était en travaux… J’avais demandé de l’aide à ma belle mère, mais c’est vite devenu intenable, et je me suis rendu compte finalement que je pouvais gérer le côté matériel en laissant tomber certaines exigences, comme le repassage, et m’appuyer sur mes amies pour le côté relationnel.



    Aujourd’hui les enfants sont plus grands (13, 10 et 8 ans), alors lors des weekends sans papa, nous faisons des activités spéciales, inhabituelles, histoire de colorer différemment ces moments de manque. Les enfants savent qu’ils vont pouvoir proposer des projets différents, donc cela compense en partie.



    Je dois dire qu’il y a aussi des aspects positifs… comme dans toute situation ! Ainsi, lors de semaines sans conjoint, j’ai repeint ma cuisine, réorganisé mon salon, remplacé des vieux meubles, regardé des séries ou lu des romans jusqu’à point d’heure…



    Et puis, au retour, il y a souvent des surprises dans la valise !

      

  3. Bonjour,

    Je lis les commentaires et c’est intéressant de voir la similitude des expériences.

    Peut-être faudrait-il en parler à toutes ces entreprises qui essaient de mieux prendre en compte la parentalité au travail ?

    Il faut aussi ajouter (suite à une conversation avec mon mari ce matin) qu’eux doivent également reprendre leur place dans leur poste et que ca rajoute de la complexité à ce retour !

    Merci Gaëlle en tout cas d’être là pour favoriser le partage d’expérience.

      

  4. Sujet intéressant qui me parle forcément en étant épouse d’un militaire qui part régulièrement en OPERATION EXTERIEURE de 4 mois…..

    La séparation est dure lorsque les enfants sont petits…..pour ma part mes enfants ont maintenant 21, 17, 12 et 10 ans….dont 1 qui s’est engagé AUSSI…

    Car fallait jongler entre la garderie, l’étude, les devoirs et activités multiples de chacun….on avait tendance à s’oublier soi même, ne plus avoir le temps de faire du sport, enfin j’en passe….maintenant je le gère autrement…

    C’est la 5 ème fois qu’il part et chaque fois est un nouveau pas vers l’indépendance…je ne suis pas du tout frustrée (peut être par l’habitude), je suis bien entourée, mes enfants le vive bien car on ne leurs a jamais rien cachés….papa est parti à tel ou tel endroit, il envois des photos régulièrement afin que nous sachions ce qu’il vit….et puis la téléphonie, internet fait parti de nos moyens de dialogues qui SONT très utiles pour chacun…

    Pour ma part je me débrouille pour organiser les week ends de façon a ce que nous soyons occupés…..ce n’est pas eux les plus durs…je trouve que c’est la période de leurs départs…moi ça fait 2 fois à 2 ans d’intervalles qu’il part pendant LES GRANDES VACANCES…et ça pour moi c’est plus difficile de partir en vacances avec mes enfants et de voir DES FAMILLES unies PROFITER ensemble…..mais bon comme on dit « faut partir pour mieux se retrouver », ça mets une bonne dose de piments….

      

  5. Bonsoir, nous nous sommes maries le 20 juillet dernier et mon mari est parti avant hier en Inde, nous le savions depuis plusieurs semaines deja, s’agissant d’une formation professionnelle [roposee par son entreprise.

    Je suis donc seule avec ma fille de 14 mois, et ce soir je cherchais des conseils pour gerer cette absence qui m’est inhabituelle et qui me pese car mon mari est aussi mon pilier et nous formons reellement une equipe.
    Cet article est interessant a plusieurs points de vue, j’espere pouvoir reussir a tout gerer et m’organiser entre le travail, la maison meme si j’ai une aide de menage, et ma fille.

      

  6. Je découvre votre blog grâce à Cécile de 8 à la maison. Et voici un sujet qui me touche particulièrement avec deux enfants et un mari marin ! Il part plusieurs mois chaque année. Pas de jeune fille au pair, pas de famille à moins de 1000 kilomètres, pas de nouvelles ou très peu selon les missions, l’absence est parfois difficile mais on apprend à la gérer. Le plus difficile reste d’assumer seule l’autorité parentale, sans relais. Et étrangement les départs et les retours, les périodes de transitions en fait qui sont émotionnellement chargées et généralement assez dures à vivre pour les enfants.

      

    1. J’ai l’impression de me lire avec ce post. Mon mari est marin aussi, nos familles sont loin et la communication est parfois tres sporadique en fonction des missions.

      Le rythme des departs s’est beaucoup calme ces dernieres annees (il ne part plus que 4,5 mois par an en moyenne – contre 7,5 au debut de note mariage), mais avec les enfants qui grandissent, je trouve ca de plus en plus dur : l’organisation en soi n’est pas un probleme et je compose « l’absence » et le manque de communication sans trop de difficulte, je souffre en revanche vraiment de devoir assumer l’autorite parentale tt seule pendant des semaines entieres… avec des garcons qui testent les limites et ont des emotions en montagnes russes quand leur pere n’est pas la !

      Mon mari adore son job et je ne voudrais l’empecher de partir pour rien au monde, avec le temps nous avons appris a assez bien gerer les retours (pas facile pour lui de retrouver sa place et pour moi de la lui rendre sans me sentir « envahie »), la joie des retrouvailles est merveilleuse pour toute la famille et ses voyages nous apportent a tous une ouverture sur le monde (le dernier est deja super fort en geo a 3 ans!!!). Je ne sais pas en revanche si j’aurai toujours le meme etat d’esprit quand nous aurons des ados a la maison !!!



      Quand j’ai des coups de mou, je pense aux femmes de militaires dont les maris partent longtemps et pour des operations autrement plus dangereuses que le mien… et aussi aux parents solo qui vivent ca en permanence.



      Merci en tous cas pour cet article, notre situation n’est pas unique, pourtant personne ne semble jamais en prendre compte (entreprises et medias j’entends) !!

        

  7. Mon conjoint part fréquemment en déplacement, quelques jours toutes les semaines. C’est épuisant pour moi de tout prendre en charge avant et après le travail. Au mois d’août l’entreprise a carrément annulé nos congés et nous a envoyés en famille dans un pays étranger pendant un mois pour que mon mari y travaille. Ce fut une expérience très désagréable où la frontière entre vie perso et vie pro n’a jamais été aussi ténue du fait que tous les frais étaient pris en charge par la « firme ». Globalement il fait beaucoup d’efforts en évitant de partir la veille au soir quand il peut prendre un avion tôt le matin et il fait en sorte qu’il n’y ait pas d’empiétements sur les week-end. Il évite aussi les déplacements avec des collègues du sexe opposé car c’est un autre problème dont personne n’ose vraiment parler….mais l’imaginer partager avion/hôtel/resto à l’étranger avec une ou des femmes pendant que je galère avec mon boulot, la maison et les enfants il convient que ce n’est pas très sain ni très correct. Nous nous sommes posés quelques règles et cela roule comme ça. Nous constatons que beaucoup de gens autour de nous qui ont ou ont eu ce mode de vie sans l’avoir « encadré » ont foiré leur vie perso.

      

  8. je suis une maman de 35 ans avec 2 enfants , mon conjoint travaille comme désamianteur et ses chantiers sont la plupart dans le nord de la france, il est en déplacement depuis le mois de mars.c est très dur de se retrouver toute seule et de tout assumer du jour au lendemain.le moral en prend un sacré coup, c est pas simple tous les jours.

      

  9. Voilà une problématique complexe, à aborder si possible en avant dès l’installation en couple.


    C’est ainsi que mon mari et moi-même l’avons abordé très vite, militaires tous les deux dans des spécialités très engagées et contraignantes. Durant près de 6 ans nous nous sommes « seulement » croisés, parfois nous étions sur les mêmes théâtres d’opérations. De « retrouvailles » à la volée de quelques heures à quelques semaines, au mieux.


    Les contraintes opérationnelles étaient clairement incompatibles avec une vie familiale, avec des préavis de départ parfois de quelques heures qui rendaient impossible toute planification. D’autant que la durée des missions pouvaient être très fluctuantes (de quelques jours à presque un an) sans information préalable (nous savions quand nous partions mais rarement quand nous rentrions…)


    Comme nous désirions tout de même avoir des enfants mon époux a changé de spécialité pour être plus sédentaire. Les débuts n’ont pas été facile et j’ai pris un congé parental dès l’arrivée du second enfant. D’autant que le « spectre » des mutations risquait de s’abattre et à nouveau nous séparer. Les impératifs familiaux extérieurs à l’Institution l’ont contraint à interrompre sa carrière pour être à mes côtés auprès des enfants.


    Un renoncement difficile, douloureux, un « investissement » dans nos enfants pour leur assurer une stabilité et un équilibre. Un défi pour le couple d’être ensemble après une décennie à se croiser dans les plus improbables coins de la planète…


    A présent, nous partageons avec eux nos « périples » passés à travers le monde… ce qui nourrit leur désir de partir eux-mêmes. C’est ainsi que nous avons réalisé, tous ensemble, un long séjour en Inde… sur les pas des maîtres de sagesse. Une « présence » qui nous a habité bien au-delà du voyage, paradoxe à toutes les « absences » précédentes.

      

  10. Bonjour,

    Merci pour tous ces témoignages très intéressants, cela m’aide vraiment à y voir plus clair et à avoir un peu d’optimisme…

    Mon conjoint va avoir une nouvelle affectation, et il risque de partir pour quelques jours, voire quelques mois… et partir du jour au lendemain et de façon régulière dans l’année. Cette affectation va durée au moins 5 ans!!

    Du coup je me pose vraiment beaucoup de questions sur notre avenir ensemble, savoir si nous pouvons surmonter la distance, l’absence et tous les autres aléas de la vie, mais seule…

    Nous sommes en train d’acheter un appartement et nous avions pour projets de fonder une famille d’ici 1 an.. Mais du coup à était mis en suspend, remis à plus tard… J’ai donc encore plus un sentiment d’injustice. Je vais devoir subir la solitude et entendre de son retour et en plus je dois mettre de coté mon envie d’être mère..car il lui est difficile de se projeter dans l’avenir!!

    Je ne sais plus trop quoi faire ni penser… On s’est même demandé si notre couple est assez fort pour surmonter cette épreuve. J’espère que oui, mais j’ai des doutes sur ma faculté à supporter cette situation.

    Vos témoignages me montre que cela est possible et qu’il faut en discuter afin de prévoir au mieux cette situation.

    Mais je me questionne sur le fait de réussir à fonder une famille…car si nous prenons cette décision, je sais que je ne pourrais jamais me reposer sur lui, il faudra que je gère tout, et toute seule…

      

    1. @nana: Salut Nana, j’aimerai partage avec toi mon expérience qui ressemble à la tienne, je suis avec mon homme depuis 4 ans, nous ne sommes pas mariés ni pacsés, n’avons vécu que peu de temps ensemble avant qu’il ne decide en aout dernier de donner un nouveau tournant à sa carrière pro et décroche dans la foulée un contrat d’expatrié en Angola. Le choc, moi qui souhaitait enfin que notre relation se stabilise après quelques épreuves passés, non il a fallu le laisser vivre ses rêves. Lui disait que ca ne changeait rien à ses sentiments pour moi et son envie de continuer notre relation. Après 6 mois d’absence et problème de visa en tout genre, il a finalement pu prendre ses conges et rentrer en france en mars pour 4 semaines. Je fondait beaucoup d’espoir sur ce retour car j’attends des engagements de sa part, il me demande de ne pas précipiter les choses et que nous avons tout le temps devant nous. Seulement je me dis que j’ai besoin d’avancer dans ma relation avec lui pour supporter cette absence. Je ne sais plus quoi faire car je l’avoue je n’ai pas le courage de le quitter pour ne plus souffrir, les sentiments sont la sont forts et reciproques. Que faire ?
      et toi ou en es tu depuis ton poste ? avez-vous avancé ? as tu trouvé la force de patienter ?
      L’échange entre personnes qui vivent les mêmes choses est pour moi important car qui peut mieux vous comprendre qu’une personne qui sait ce que vous ressentez ? dans l’attente de te lire.

      Fedoua

        

  11. Bonjour,


    Je suis heureuse d’être tombée sur ce site car mon jules est parti depuis 3 mois et dans 5 jours cela fera deux mois qu’il ne m’a pas donné de nouvelles. Ce qui se résume à aucun joyeux noel, ni nouvel an souhaité.

    Que fait-il dans la vie ? « révolutionnnaire professionnel » je le cite! Non soyons plus sérieux il travaille au coeur de l’amazonie auprès des populations victimes du système capialiste et donc de la déforestation et de l’appauvrissement des pauvres sud américains… La cause est louable mais moi, je passe des jours à penser à sa sécurité car je suis sans nouvelles. Ni mail, ni lettre, ni téléphone, rien de rien sauf quand il rejoint la capital de ce pays que je ne citerai pas.

    Pour ma part, il aurait pu faire un effort et là je me demande s’il a des sentiments pour moi surtout que nous sommes ensemble depuis peu.
    J’espérais un enfant de lui mais je ne suis hélas pas tombée enceinte avant son départ. Pour sa part, si bébé était venu, oui il serait revenu en Europe plus tôt mais là pas de raison. Là j’en souffre car je ne suis pas mariée à cet homme libre, ensuite je ne vis pas avec lui car il ne m’a jamais proposé cette forme d’union qui m’aurait calmée. Je suis enfin d’autant plus triste que j’avance en âge (40 ans) et crains de ne jamais pouvoir rencontrer un autre homme aussi charmant que lui quand il est présent. En effet, pendant mes dures années de célibat, je n’ai rencontré aucun homme digne de ce nom. Je m’explique les hommes de mon âge ont peur des femmes célibataires donc ils fuient assez vite. Ensuite il y a les homo qui me demandent (vu mon mal d’enfant) un arrangement : don de sperme contre paternité. Enfin, il y a les autres…

    Ma question est connaissez-vous ou vivez vous une histoire similaire ?

    Comment retrouver un tel homme lorsque l’on a le coeur amer ?

    Voilà ce que je voulais partager car j’ai le coeur gros et je n’aime pas le nourrir de pensées toxiques…

    Merci

      

  12. Bonjour,

    Je vous le donne dans le mille, ce ne sont pas les entreprises qui sont à changer (à part certains métiers type marin ou militaire ou les déplacements sont intrinsèques au métier). En effet, dans les autres corps de métier où l’on pourrait penser pouvoir travailler en dehors des lieux ciblés, ce sont les CLIENTS FRANCAIS qui sont en cause. Réfractaires aux changements, beaucoup trop paranoïaques (légitime avec le piratage récent d’ebay), les français sont des reclus et des égoïstes nés lorsqu’il s’agit de faire passer son besoin avant l’humain. Dans tous les métiers impliquant un « client », il est très souvent imposé d’être sur les lieux du client pour des raisons d’infrastructure ou de sécurité. Il est temps de voir que le travail à distance marche parfaitement bien en 2014 !

      

  13. Bjr , moi et mon homme ensemble depuis presque 12 ans, vivont une periode delicate

    Lui tjs en deplacement et moi a la maison avec 2 enfants … je me sens très seule, malgres la reprise du travail , j’ai besoin d affection de me sentir femme … car depuis mes enfants ces vrai je ne me pouponner plus telement…….avec les kilo en trop…:( besoin de sentir que je plais encore est ce mal……..
    Une femme comme un homme a un moment de leurs je pense ont besoin de se sentir tjs attirant……

      

    1. @loulou:
      Bonjour je suis passée par la meme chose que toi. Changement physique…je veux juste te donner un ou 2 conseils. Car nous, à force de se renvoyer la balle nous nous sommes séparés plusieurs mois et ça n a servi à rien sauf à stagner . Souvent les hommes même si ils ns aime profondément…ils n ont ni tact, ni meme voient où est le problème. Les hommes adorent leurs conforts et ne pas se casser la tête…moi j ai fini par arrêter d attendre et par prendre les devants. Pour enfin penser à moi, faire unpeu de ssport, me pomponner…et…voir du monde un peu…car en plus le mien esthyper jjaloux ce qui n arrange rien. Donc après mon changement, et en devenant celle que j étais une femme et pas qu une mère…il a lui même changé et compris beaucoup de choses…tout ça pour te dire que, n attends pas un signe de sa part et prends les devants pr te plaire à toi déjà et te retrouver mieux…avec plus d assurance….et ça aura forcément un impact sur lui ses sentiments pr toi et son désir aussi. À bientôt. Rosa

        

      1. Bonjour, moi aussi je connais ces longues périodes d’absence. Mon mari travaille en Afrique, il est 3 mois là bas et 3 semaines à la maison. Ca fait 5 ans que l’on vit comme cela. Au début c’était très dur, mais maintenant je gère mieux ces moments de solitude, le plus difficile ce sont les départs, pendant quelques jours, je me sens triste, seule…Puis la vie reprend son cours et je me sens mieux. Depuis peu son entreprise m’offre 2 billets d’avion dans l’année, ce qui nous permet d’être un peu plus ensembles et pour moi d’avoir un ailleurs, ce qui est super. J’aimerais bien passer plus de temps avec lui en Afrique, mais mon travail ne le permet pas, manque de vacances. Malgré tout cela, notre couple est solide et je dirait même que ca l’a renforcé. Aujourd’hui, était une journée difficile car il est reparti pour 3 mois, mais je le rejoins 15 jours mi novembre, j’ai hâte. Je serait très heureuse de communiquer avec vous. Au plaisir.

          

        1. @Mary: Bonjour Mary,

          J’ai également mon mari qui travaille en Afrique sauf que lui part 1 mois et demi et revient une semaine.
          Du coup, mon histoire me fait penser à la votre. C’est difficile on a 3 enfants, je suis dans une région sans famille…

            

  14. Merci à tous pour vos témoignages. Voici le mien. Amis depuis 25 et ensemble depuis 10 ans. Nous avons 2 enfants. Je travaille dans le commerce, ce qui veut dire week end, soirées…Sébastien travaille lui dans ma sécurité incendie de grands centres commerciaux ou grandes entreprises. Jusqu’a aujourd’hui c’était dans toute la France uniquement et donc il rentrait le week end et s occupait des enfants et de moi…si bien qu au moins le week end je pouvais aller bosser tranquille et…car c’est un papa poule donc les enfants y sont terriblement attachés. Il a une patiente à toute épreuves lol moi pas…donc y a 2 mois on lui propose 1 chantier en Martinique pour au minimum 5 mois. Il a hésité évidemment, car si c’est difficile pour moi et pour les enfants…ça l est encore plus pour lui, sans ses piliers. C’est comme ça que je le vois, une famille c’est une construction solide qui se fait petit à petit avec chacun des piliers…enlevé un des piliers et forcement les choses deviennent bancales et difficiles à gérer. Ce n’est pas que celui qui reste qui en souffre le plus. Pour ma part moi je reste dans un contexte sécurisant que je connais avec mes enfants, ma famille….et…et lui part dans l inconnu totale…bras c’est moi qui l y est poussé. Parce que je ne voulais pas qu’il passe à côté d une telle opportunité et qu’il a besoin de s accomplir professionnellement et de devenir plus fort sans moi à côté, toujours à le materner…ce genre d éloignement ne fonctionne que si il y a un moi inconditionnel entre les 2 personnes et une confiance totale et à tout épreuve. Allé pas croire que c’est facile pr moi, pas du tout même. Sa présence physique est terrible pour moi. Mais je sais que je le retrouverai plus fort et plus déterminé encore que jamais. Cette expérience nous unira plus encore et…en attendant messages et appels tout les jours évidemment. Voir plusieurs fois même 😉 bon courage à tous

      

  15. Bonsoir à toutes,
    Mon mari aussi est souvent en déplacement pour son travail, on est marié depuis 5mois et il est deja parti 4 fois 15jours, il est rentré 3 jours après 15 jours d’absence et il est reparti ce matin pour 20 jours, c’est très difficile de supporter son absence ça m’arrive de pleurer les soirs j’évite de lui faire sentir ce mal être pour ne pas l’affecter car lui aussi en souffre énormément. Mais ce qui est bien ces éloignements renforcent notre couple

      

    1. J’ai été mariée plus de 20 ans avec un expatrié des pétroles, La solitude, la gestion de la famille, des affaires, compter les jours d’attente de retour, compter les jours avant qu’il ne reparte,, les Noel en tète à tète avec les enfants,, les inquiétudes à ne partager qu’avec moi même,.la fatigue, mettre les enfants au monde seule…..il faut être solide pour supporter tout ça, L’aider à prendre le film en marche dont il ne voyait que des séquences: notre couple était solide et puis un jour il a décidé du jour au lendemain de de ne plus partir: question de survie mais il n’a pas pu s’inscrire dans la réalité du film en continu, quand on est loin: on ne voit pas les choses, on imagine, il. s’est retrouvé étranger dans son propre pays , dans sa propre famille:au quotidien, un peu comme un cosmonaute qui revient sur terre: il a fait une grosse dépression comme beaucoup, puis il a voulu une nouvelle vie tellement son malaise était profond, un peu comme les vétérans du Vietnam: bien nulle part, il est parti question de survie,, noyer son mal être dans les fiestas et autres…, il n’a plus de travail,, plus d’argent, nous ne l’avons plus revu ni moi ni son fils : histoire banale d’un retour d’expatriation avec traumatismes parmi tant d’autres je le sais, je ne l’ai jamais revu, son fils ne le voit plus non plus,

        

  16. Bonsoir,
    Je viens de lire l’article, et étant dans une situation semblable avec ma fille de 2 ans, je voudrais souligner à quel point ce qui est dit sur le we est vrai! C est terrible, mais c est le pire moment de la semaine! L arrivée du vendredi soir est une angoisse, et tenir jusqu au dimanche soir, est particulièrement difficile!
    Courage à toutes celles et ceux dans cette situation!

      

  17. Bonjour,
    Mon mari était souvent en déplacement en Asie et brutalement il à demandé une expatriation, au début j’étais très très enjouée mais notre fils de 25 ans est indépendant et nous avions juste vendus notre maison pour normalement en acheter une deuxième à rénover (la rénovation était devenu mon boulit) bref je me motive à mort après à 46 ans c’est bien le changement, grosse préparation pour le déménagement de ma part, Mon mari part d’abord et je reste en France seule trois mois , les conditions d’expatriation royale ,on lui paye un très grand appartement, piscine salle de sport dans l’immeuble, enfin j’arrive comme une idiote et je découvre qu’il fréquente les prostituées(l’age de mon fils 20-25ans) de manière régulière et avant aussi lors de courts déplacements ! Sur place il devient presque violent avec moi en fait il voulait que je parte pour profiter des avantages…Je suis répartie au bout de trois moi avec mes 46 ans et une MST ! Transmise lors d’un rapport sexuel pas abouti et plutôt violent, je suis partie en laissant mes vêtements, livres, objets pour me retrouver dans un studio !!!!!@
    Donc je veux prévenir les compagnes , il ne faut pas être trop naïve et confiante (27 ans mariage) pleut être parler du problème avant le départ, Je ne sais pas !!!

      

  18. Bonjour,

    je découvre le site et ce témoignage entre autre.

    Avec mon mari et ma petite fille nous formons une famille « a distance » a certaines périodes. Mon mari est capitaine de bateau et nous vivons des périodes plus ou moins longues de séparation. Et d’autres périodes ou il est la 7/7 24/24…

    Je suis expatriée donc je n’ai pas de famille autour de moi. heureusement on se rapproche vite d’autres expats, des collègues surtout, qui eux même n’ont pas leur famille proche… on s’entoure les uns les autres.

    Je pense que pour les enfants, il n’y a rien de normal/anormal dans aucune situation. La norme est ce qu’ils vivent. point barre. Ca m’aide de me le répéter quand je me mets a douter de notre organisation. Et personnellement, cette distance, je ne la vis évidemment pas comme un idéal ou une joie immense et parfaite… mais ca m’a forcé à distinguer mes besoins … de la présence de mon mari.
    Comment dire : dans des relations précédentes, j’avais tendance avant è être très dépendante et à confondre tout, a me tourner pour n’importe quoi vers l’autre, comme s’il etait la réponse, le médicament a tout. A l’incriminer même a la moindre frustration. C’était même plutôt très malsain.

    La question de l’absence « physique » (impossibilité de partager la garde et les taches principalement) se règle en partie par une bonne organisation pour la garde et les taches ménagères de base (une bonne structure de garde en journée pendant le boulot et quelques soirées pour avoir un peu de moments de détente avec les copines par exemple – une femme d’ouvrage une fois par semaine pour le nettoyage et le repassage… de bons équipement electro-menagers et un carnet d’adresse (ou celui des copines / des forums) pret à repondre a tous les problèmes techniques surprises… que sais-je). Bon bref, s’organiser demande un peu d’énergie mais ça se fait parce que… on a pas le choix!

    Puis, comme le dit M-X Il y a les week-end à gérer, les soirées une fois que l’enfant dort (enfin) … une fois qu’on a justement accompli et réglé les question techniques ou organisationnelles… Bref gérer la séparation en terme émotionnel, fatigue, moral, motivation, énergie!!!

    Car le conjoint n’est pas là pour participer à la mise en énergie familiale… qui repose sur le parent seul « en charge »! Et donc, c’est le dit parent qui doit savoir ce qui le recharge pour avancer.

    En ce qui me concerne, j’ai besoin absolument d' »objectif humains » pour les journées de week-end ou de congés… Je planifie des rencontres, des activités avec d’autres, des visites chez les amis pour que le temps s’organise en fonction de ces objectifs et non de l’attente pure et simple ou de l’occupation « en attendant » le coup de fil etc… J’ai pris le parti d’etre hyper mobile et ce depuis que ma fille etait tres tres petite. Au moins un des deux jours. Pas d’excuse pour rester a la maison ou pour ne pas inviter. J’ai besoin de bouger… meme si c’est juste pour faire les courses. J’ai besoin de sentir un mouvement et alors je peux transmettre l’energie et avancer. J’ai besoin aussi parfois de décrocher de « la charge » en me déposant un peu chez les autres, je veux dire en ne devant pas gérer la maison, la bouffe… penser a tous les trucs a faire. Nous donner un temps hors du rythme « robot » et chez les autres c’est parfois plus simple!

    Bref, jusque là tout va plus ou moins bien. Le manque existe mais on en parle, on essaye d’en faire quelque chose. Ce qui est plus compliqué, c’est d’une part de garder un lien malgré la distance et ensuite… de retrouver la vie commune lorsqu’on est… deux capitaines a bord!!!

    C’est pas toujours simple de garder un lien concret et impliqué de part et d’autre, de ne pas laisser se dérouler sans aucun partage (manque de temps, fatigue complète) les films parallèles de vies quotidiennes bien différentes… Et oui, car chacun vit des tas de choses bien différentes… ce qui est vrai aussi pour les couples/familles qui ne sont pas séparés physiquement par la distance mais qui de toute façon vivent des journée de travail/école distinctes. La différence c’est qu’ici ces vies parallèles différentes ne sont pas entrecoupées de vie commune et ce pendant plusieurs semaines. Oui le challenge est d’arriver a ne pas tout partager mais a rester connectés quand meme. Le téléphone et skype aident beaucoup beaucoup. Ca nous sauve la vie franchement. Ma fille de 3 ans aime les conversation avec son pere, qui se passent presque systématiquement pendant les repas du soir ou petits dejeuner du week-end…car … c’est juste plus simple. C’est un moment qu’on partage de toute façon quand mon mari est la… et on s’est habitués un peu a cet horaire… chacun s’arrange pour être disponibles a ces heures-là au moins tous les deux jours. Et puis aussi il y a parfois l’histoire du soir qu’il raconte par téléphone, et ce depuis qu’elle a 3 mois. Ça la berce incroyablement et ça l’endort. C’est pas exactement pareil que s’il est présent physiquement mais… c’est comme ça. Et s’ajoute quelques autres moments surprises au fil des disponibilités… On joue par cran interposé, on papote, on montre… On partage.

    reste la question des période de vie commune. En ce qui me concerne, il y a réellement un temps d’adaptation aussi! Le plus compliqué est de réapprendre a partager le gouvernail car chacun a été seul maitre a bord pendant des semaines! C’est pas toujours simple non plus. Mon mari éprouve de la culpabilité je crois a ne pas pouvoir m’épauler pendant des semaines… et il veut aussi compenser beaucoup les periodes d’absence avec notre fille. Ca donne parfois des situations un peu explosive car les regles de la vie quotidienne doivent etre un peu renegociées…

    voila donc mon avis.

      

  19. Bonjour .
    je suis dans la meme situation ,mon époux travaille 6mois par an en Afrique.
    étant Africaine , je vous conseilles de faire de temp en temp le déplacement pour lui rendre visite , trouvez des solutions pour faire garder les enfants par les parents les amis ou trouvez des personnes dans votre cas et aidez vous .
    CONSEILLE D’UNE HABITUEE DE LA SITUATION

      

  20. Bonjour .
    je suis moi aussi l’épouse d’un consultant , mon époux est à la maison que 6 mois par ans voir moins .
    J’en ai soufere quand j’étais plus jeune et ne pouvais imaginer qu’il y ai autant d’épouses dans mon cas .
    Je propose à celles à qui cela pourraient intéresser de créer un groupe de soutiens pour s’entraider ; dialogues, garde enfants etc par celles qui voudront rendre visite a leur hommes .
    contactons nous .

      

  21. Bonjour à toutes,
    Ma situation est un peu différente dans la mesure où je suis là compagne d’un pilote de ligne. Nous nous aimons. Il est absent deux à trois nuits… Deux jours de repos. Et rebelote de nouveau absent. Et pour moi c’est dur de basculer d’un rythme à un autre. Quand il là je me permets de lâcher prise, quand il n’est pas là, le vide total, je fais ce que j’ai à faire… Et le temps paraît long. Je n’arrive pas à gérer le sentiment de solitude et la maison silencieuse qui me reçoit quand je rentre du travail. Je dors à moitié psq j’ai horreur de dormir seule. Ou qu’il m’arrive quelque chose en son absence. Bref je psychote. J’en ai ras le bol de pas trouver un moyen de destresser.
    Merci pour votre aide

      

  22. Bonjour
    Je suis maman de 3 enfants 9 ans 5 ans et 16 mois le petit dernier de ma nouvelle union.
    Mon conjoint part en deplacement la semaine et rentre le vendredi sa devait être temporaire et au final va se faire embaucher je ne supporte pas ma solitude avec mes enfants je ne travaille pas étant en congé parental.
    Je subi ma vie je me sent obligé d accepté car quand il ma demande mon avie je lui avais dit que je ne voulais pas de cette vie a distance en permanence mais d un autre côté c est arguments financier sont bon car nous ne roulons pas sur l or.
    Comment faire pour accepter??? Car malgré tout je lui en veux de me faire subir cette vie….

      

  23. je ne sais comment gérer un mariage de depuis plus de 20ans et un mari toujours en déplacement me laissant seule avec des enfants et sans argent. je ne suis qu une agent. je me sens affaiblie et surtout n arrive mème pas à pourvoir aux multiples besoins des enfants. A quoi sert dont le mariage s il faut vivre triste?
    besoin vraiment de soutien svp pardon

      

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