Autour du travail

Le sentiment de fierté dans le travail



Le sentiment de fierté au travail est l’un des éléments principaux de la motivation.


La fierté, c’est la satisfaction du travail bien fait. On peut être fier de travailler pour (au choix) une entreprise, produit, un homme ou une femme, on peut également être fier de son métier, du travail réalisé, d’un projet innovant, etc. La fierté au travail permet de se réaliser et de grandir. Elle façonne notre identité personnelle.
A l’inverse, comme le montre bien
Marie Pezé ou Christophe Dejours (cf. pour lire un résumé de son ouvrage « Souffrance au travail »), si la personne n’a pas (ou plus) l’impression de pouvoir être fier de son travail, elle perd l’estime de soi, la motivation et une partie de son identité. Cela peut être dû à des mauvaises relations avec son supérieur hiérarchique, à des conditions de travail qui ne permettent pas de réaliser ses missions dans de bonnes conditions, à un manque de reconnaissance, à des cadences trop élevées, à une organisation du travail défaillante, à la crainte de ne pas être à la hauteur… « Le travail nous confronte à nous-mêmes. Pour le meilleur, dans l’espoir d’enrichir notre savoir, nos compétences, notre contact au monde, dans l’espoir d’être reconnus, dans l’espoir de nous émanciper socialement. Pour le pire, quand le travail est vide de sens, quand il contraint les corps, quand il verrouille notre fonctionnement mental » écrit Marie Pezé dans son ouvrage « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés« .

Et vous, de quoi tirez-vous votre fierté dans le travail ?

Et quelle est (ou a été) votre plus grande fierté professionnelle ? Avoir évolué, appris un nouveau métier, avoir trouvé le travail de vos rêves, avoir la reconnaissance de vos pairs, de vos supérieurs, etc ? Ou celle de travailler pour un produit, un service ou une entreprise auquel vous croyez ? Ou encore celle d’avoir créé votre propre entreprise ?

N’hésitez pas à participer  !

L’illustration est tirée de l’album pour enfants « Grande Roue » de Christine Beigel, Magali Le Huche (Sarbacane, 2007)

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9 thoughts on “Le sentiment de fierté dans le travail

  1. J’ai été fière quand j’ai trouvé ma vocation: professeur d’arts plastiques et d’arts appliqués. Avant je travaillais dans la pub comme créatif mais il y avait pas la dimension humaine que j’ai trouvé dans le métier de professeur.
    J’ai beau être vacataire et donc très précaire, je puise une joie immense dans ce métier parce que j’aide aussi bien des enfants que des ados et que des adultes à se trouver en tant qu’artistes, s’épanouir, se découvrir des talents, découvrir des techniques de dessin, de peinture de sculpture, découvrir des oeuvres d’art, des parcours de designers, d’architectes, de graphistes, de peintres, de sculpteurs…Et quand je les vois heureux, épanouis, avec de la lumière dans les yeux, c’est ce qui me fait le plus plaisir. J’ai l’impression de leur ouvrir une fenêtre de liberté et d’expression qui les aide à vivre, à se vivre et je crois à voir leur joie à assister à mes cours que c’est un peu le cas.

      

  2. Bienvenue Muse sur En aparté et merci beaucoup pour ton beau témoignage ! Comme tu le dis si bien, faire un métier dont on tire une grande satisfaction et une grande joie change tout. Et en plus, pour les élèves, avoir un professeur passionné par ce qu’il fait, donne envie d’apprendre et d’être curieux ! On l’a tous vécu…Très bonne continuation à toi.

      

  3. Tombé sur ce blog alors que je cherchais à me « refaire » une fierté suite à un échec professionnel, je dois avouer que l’ une de mes dernières fiertés est d’ avoir donné à plusieurs amis la motivation de se donner dans la recherche artistique (également) du coté musical: une sensation mélée d’ épanouissement personnel bien sûr, mais aussi de complicité incomparable, ce qui me redonne espoir en ma relation avec autrui, un véritable Cadeau!
    Je suis également très intéressé par le témoignage de Muse, puisque ma passion de jeunesse fut la bande dessinée mais suite à une mauvaise orientation scolaire, à mon avis, j’ ai été inscrit en arts plastiques au lycée, alors que l’ art appliqué, que j’ ai découvert ensuite, me paraissait plus adapté à mes désirs.
    Sans réels repères dans ces domaines trop négligés car réputés difficiles et précaires, je souhaiterais savoir quels sont d’ après vous les meilleures formations pour un métier lié aux arts appliqués ainsi que musicaux.
    Merci d’ avance.

      

  4. Hello Stéphane!

    Pour répondre à tes questions, je pense que tout dépend quelle voie des arts appliqués tu souhaites choisir: le design d’objets, la décoration, le design mobilier, le graphisme, l’architecture, la création textile, le design automobile, le dessin animé, la vidéo, le cinéma, l’édition…Y a tellement de domaines puisqu’arts appliqués impliquent arts appliqués à l’industrie…

    Aujourd’hui, tous les BEP et BAC Pro ont une option arts appliqués dans leurs examens. Souvent les élèves croient à tort que se sont des arts plastiques mais découvrent que si ça s’y rattache, c’est pas la même chose.

    Les meilleures formations en dessin animé sont à l’école des Gobelins à Paris. En décoration, design, tu as Olivier de Serres à Paris aussi mais également les Arts décoratifs. L’école Estienne pour le graphisme, l’école Boulle pour le design mobilier et l’architecture intérieure. Après tu as des formations internes sur concours chez les grands concessionnaires automobiles pour le design s’y rapportant. Je connais pas d’école de bande dessinée.
    Mais je sais que les Arts Décoratifs de Strasbourg ont un très bon département illustration. En cinéma, tu as l’école Louis Lumière qui est très réputée.

    Par contre, toutes ces écoles ont souvent une limite d’âge pour s’y inscrire, donc à vérifier si pas considéré trop âgé. Et toutes ces écoles ont un concours d’entrée très sélectif. Souvent une épreuve technique entre 2 et 4H, un dossier de travaux variés à présenter et une épreuve d’histoire de l’art à passer à l’oral avec un entretien de motivation devant un jury.

    Après il existe des formations en alternance pour adultes dans les domaines de la marquetterie, de la rénovation d’oeuvres d’art, de la verrerie, de la décoration sur porcelaine et faïence, sur la bijouterie, sur le métier de tapissier d’ameublement (tout ça concerne également les arts appliqués)
    Ces dernières professions sont souvent peu considérées parce que plus proches de l’artisanat alors que se sont souvent les moins précaires et aussi les plus accessibles pour se faire une bonne place rapidement et à n’importe quel âge. Par contre faut pas avoir peur de l’aspect très technique et de repartir dans un Bac Pro en alternance.

    Pour tout ce qui ressort du cinéma, de l’édition, de l’architecture, de la pub, du design, à moins d’être bien pistonné, ça reste toujours précaire.
    Seule l’école de dessin animé des Gobelins voit ses élèves trouver automatiquement du travail. Même si les autres écoles sont prestigieuses, c’est très dur d’en vivre comme il faut. Et d’autant plus en temps de crise.
    Pour autant se sont des métiers qui apportent beaucoup de satisfaction.
    Mais qui demandent une forme d’abnégation quant à la sécurité matérielle.

    Voilà ce que je peux te donner comme infos. Va voir un Centre d’Information et d’Orientation pour des infos complémentaires et si vraiment tu tiens à faire une reconversion, demande un bilan de compétences avec une demande d’équivalences pour obtenir une VAE (validation des acquis de l’expérience). Ca aide bien!
    Courage et bonne chance!

      

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