mensonge2Que celui ou celle qui n’a jamais menti à ses parents lève le doigt 😉

Bon, sans doute, pas grand-monde…

Mais bizarrement, lorsque l’on devient parent et que l’on est confronté aux mensonges de ses enfants, cela nous semble tout de suite moins drôle, et plus problématique.

Le mensonge chez nos enfants, c’est comme les nuances de peinture chez Castorama, il y en a des centaines, du plus pâle au plus vif, du plus terne au plus brillant, du plus mignon au plus déplaisant, du plus discret au plus visible…En langage parent, cela veut dire du moins grave au plus grave. Du presque attendrissant au pas du tout attendrissant, voire au carrément inquiétant.

Pour simplifier, on pourrait dire que petits enfants, petits mensonges, grands enfants, grands mensonges. Encore que…

Comment réagir ?

Déjà le parent qui n’a quasiment jamais menti dans sa vie d’enfant, il y a des chances pour qu’il le vive mal. Car il ne comprendra pas comment son enfant peut mentir. Cela le dépassera. Il sera perplexe, décontenancé, surpris, triste, maladroit face à ces mensonges.

Et le parent qui a pratiqué enfant le mensonge, forcément il comprendra mieux. Cela ne veut pas dire qu’il cautionnera ou ne réagira pas.

Les « motivations » pour mentir sont variées. Par imagination débordante, par envie de travestir la réalité, par crainte d’être puni ou empêché de faire quelque chose dont on a envie, etc. (je ne parle pas ici du mensonge qui relève de la pathologie).

Alors que faire ? Expliquer que de toute façon, les parents finissent toujours par apprendre la vérité (pas toujours, mais quand même très souvent !), donc au final, cela n’est pas très utile. Peut-être à court terme mais pas à moyen terme. Qu’un mensonge avoué, est plus facilement pardonné. Que le mensonge peut être dangereux. Que l’on a vite fait de se laisser entraîner dans la spirale du mensonge. Que la confiance entre un parent et son enfant, c’est fondamental et qu’un mensonge, surtout s’il est gros et qu’il touche à des valeurs importantes, cela l’abîme. Et qu’ensuite il faut du temps pour la réparer.

En général, les mensonges, c’est douloureux pour un parent. Cela le déstabilise, le bouscule, l’inquiète. Les petits mensonges, cela l’amuse ou l’agace. Mais les plus gros, ceux qui constituent des transgressions importantes, c’est souvent vécu comme un échec ou une trahison.

Mais si on dépasse la première réaction, le temps de l’inquiétude et de la blessure, puis celle des réprimandes (voire de la grosse engueulade) un mensonge découvert peut être l’occasion, une fois la crise passée, d’une discussion, d’une explication. Avec toujours cet espoir que les graines de sagesse et de raison finiront un jour par tomber dans leurs oreilles et par s’y installer.

Et pour finir avec un peu de légèreté, une petite vidéo mignonne 🙂

 

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